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Né en France en 1960, Bertrand Ricque passe son enfance à l’étranger et y forge son goût pour les contextes internationaux et les échanges culturels. Après des études techniques en génie mécanique, il intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et obtient un diplôme d’ingénieur. Il commence sa carrière par la direction d’une unité de missiles de reconnaissance (drones) au sein de laquelle il conforte son goût pour les systèmes de technologie avancée, l’organisation des équipes et l’initiative.

En 1990, il décide de s’orienter vers des activités industrielles et est nommé Chef de Projet Senior chez Elsag Bailey. Il dirige alors de nombreux projets notamment dans les domaines de la pétrochimie, de l’offshore et de l’énergie classique et nucléaire. Il occupe ensuite des postes de responsabilité dans des sociétés fournissant des systèmes automatisés aux industries de procédés continus et manufacturières, telles que Rockwell Automation, Euraltech et Vanderlande Industries. Dans ces sociétés, il promeut des méthodes d’ingénierie basées sur l’efficacité de la gestion de projet et sur la maîtrise de la sûreté de fonctionnement des systèmes automatisés. Bertrand Ricque est depuis 2004 Chef de Programme de systèmes de défense chez Sagem Défense et Sécurité.

Il contribue aux travaux du comité SP84 de l’Instrumentation, Systems and Automation society et représente le GIFAS au sein du groupe de travail SC65A de la Commission Electrotechnique Internationale. Il est formateur et consultant dans les domaines des systèmes automatisés de sécurité et de la certification FDA au sein de ControlChain Group. Il réalise des audits d’installations classées sur la base du référentiel IEC 61508/61511 et a enseigné la gestion de projet à l’École Nationale des Ponts et Chaussées.

Bertrand Ricque was born in France in 1960 and spent his childhood abroad. He developed a strong taste for international relations and cultural exchanges. After a BS in mechanics, he enters Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (French military academy). He completes an MS in general engineering, specialises in unmanned airborne systems and starts his career as commanding officer of a drone unit. He gets familiar with high technology systems, team organisation and initiative.

In 1990 he switches to industrial activities and is appointed Senior Project Manager within Elsag Bailey. He manages various projects in petrochemical, offshore, classic and nuclear energy industries. He then holds managing positions within different suppliers of automated production systems, such as Rockwell Automation, Euraltech and Vanderlande Industries. Within all these companies, he promotes good engineering practices based on efficient project management and automated systems availability. Since 2004, Bertrand Ricque is Defense Systems Program Manager within Sagem Défense Sécurité.

He contributes to Instrumentation, Systems and Automation society SP84 committee and to International Electro technical Commission SC65A workgroup. He is trainer and consultant for safety instrumented systems and FDA certification for ControlChain Group. He conducts IEC 61508/61511 audits for hazardous plants and gave project management lectures at École Nationale des Ponts et Chaussées..

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 15:27

Un systèmes d'armes est un système très dangereux (il doit et est conçu pour tuer), très sûr (il ne doit pas tuer son utilisateur), très disponible (il doit fonctionner quand on lui demande).

 

Une usine est un système très dangereux (elle peut tuer même si elle n'a pas été conçue dans ce but), très sûr (elle ne doit tuer personne) et très disponible (elle doit produire le plu possible).

 

Un dispositif médical est un système très sûr (il ne doit vous faire aucun mal). On ne sait pas si il a besoin d'être disponible puisque de toute façon vous allez mourir si vous ne l'employez pas.

 

Cette approche est à la base de la médecine et des systèmes de santé. Il ne faut pas nuire au patient. Dans une approche plus industrielle, du fait des systèmes et équipements impliqués, il serait relativement facile de faire des systèmes qui ne soient pas dangereux. Que ces mêmes systèmes soient également efficaces (c'est-à-dire pas en panne) est une autre paire de manches. Mais cela n'a pas d'importance puisque le médecin n'a pas d'obligation de résultats.

L'augmentation contante de la complexité des systèmes utilisés par les humains (autoroutes automatisées, etc...) d'une part et la compréhension croissante que nous avons du corps humain, qui réduit jour après jour son niveau de complexité apparente, d'autre part ne font -ils pas qu'un jour le corps humain ne sera plus le système le plus complexe sur terre ? Dans ce cadre, qu'elle sera l'excuse des médecins pour se dégager d'un obligation de résultats ? Ou alors allons-nous vivre dans un monde sans obligation de résultats ?

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 15:26

L’électronique embarquée et les réseaux permettent maintenant de généraliser des services médicaux à distance tels que la supervision de votre pacemaker et le déclenchement à distance d’un défibrillateur. Notre système de santé planche évidemment comme tout le monde sur le déploiement de ce type de services.

 

De mon côté, je ne vois pas pourquoi je n’irai pas acheter le même service à Singapour plutôt qu’à l’hôpital du coin surtout si il est moins cher et de meilleure qualité. Un système de santé unique et national a-t-il un sens ? Pourra-t-il concourir avec des acteurs privés si ceux-ci se révèlent plus efficaces ? La concurrence ne reste-t-elle pas le meilleur aiguillon de l’efficacité et de la qualité ?

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 15:24

Lamentable et scandaleux. Le niveau d’anglais des français dans les congrès internationaux reste très inégal. Si les jeunes tirent plutôt de mieux en mieux leur épingle du jeu, le niveau des hauts fonctionnaires reste affligeant et ceci même pour ceux qui sortent des formations les plus prestigieuses. Ils ânonnent leur texte sans même donner l’impression de le comprendre.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:31

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des marchés de compensations, je vous conseille de lire au préalable : http://en.wikipedia.org/wiki/Offset_agreement

 

Pour ce qui concerne nos amis grecs, dès que, en tant que vendeur de matériel militaire,  vous obtenez une commande d'un montant supérieur ou égal à 10 millions d'Euros, vous êtes dans le cadre de la légisaltion grecque sur les marchés de compensation. Il s'agit de la loi n°3433 de 2006 modifiée par la loi n°3648 de 2008 complétées des décisions ministérielles n°248298 et n°246883.

 

Les obligations sont entre 80% et 120% du montant du contrat atteints à l'aide de coefficients allant de 1 à 10.

 

Ceci signifie que pour une commande de 100 M€ il faut investir entre 8 et 120 M€ ! On voit que la fourchette est large. En pratique cela va tourner autour de 20M€, ce qui reste énorme dans un contrat de 100 M€ si l'on veut rentrer dans ses frais et gagner un minimum d'argent. Si la moitié sont des heures de travail, cela donne environ de quoi faire travailler plus de 150 personnes pendant un an ...

 

Bien évidemment ces "investissements" se font le plus possible en faisant travailler des entreprises grecques pour fabriquer des morceaux des équipements objets du contrat afin de diminuer la facture totale (comme par exemple dans le cas bien connu des sous-marin de Krupp). Ceci induit un transfert de charge de travail du pays vendeur vers la Grèce. Les employés de l'armement en France grincent des dents, mais leur homologues grecs peuvent garder le nez hors de l'eau. Bel exemple de solidarité prolétarienne sur lequel on entend fort peu nos syndicats.

 

Avant de tailler brutalement dans les contrats d'armement (si ils le font en suivant les conseils de Daniel Cohn Bendit), les grecs devront analyser soigneusement l'impact sur l'emploi dans des entreprises importantes comme HAI, ELVO, KBW, Nik. Kioleides, TES, Intracom, Deftech, etc...

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 08:19

Voici un petit historique des commandes militaires grecques à la France. Les chiffres 2009 ne sont pas encore disponibles :

Grece.JPG

 

Il est intéressant de noter :

  • que les commandes ont surtout été passées par le PASOK
  • qu'il y a toujours un gros décalage entre les commandes (PC) et les livraisons (LIV) qui correspondent aux moments où il y a les plus grosses sommes à payer.
  • le ministère de la Défense ne publie pas les détails des volumes toutes les années, mais en croisant avec les sites internet d'EADS et de Dassault ont doit pouvoir vérifier si les pics des années 2000 et 2003 correspondent bien aux commandes des Mirage 2000-5 et des NH-90. N'importe quel journaliste consciencieux sait faire çà depûis son premier stage mais çà ne court plus les rues.
  • que notre propre ministère de la Défense se trompe parfois (volontairement ou pas) sur la classification des contrats et que si les totaux sont probablement proches de la réalité, la ventilation dans les rapports au parlement reste sujette à caution.

Il faudrait faire le même travail avec les commandes en Allemagne, aux Etats-Unis et en Russie. Il en ressortirait :

  • un volume cumulé probablement bien supérieur pour l'Allemagne (chars Léopard 2 et sous-marins)
  • un volume très significatif pour les USA (Chasseurs-bombardiers F16 Block 52) à tempérer par une récente annulation d'option
  • le fait que le PASOK commande plutôt en Europe et que la ND s'est rapprochée des USA

Tout ceci pour conclure que :

  • Daniel Cohn Bendit à raison de dire que ce n'est pas le moment de passer de nouveaux contrats
  • Il y a peut être néanmoins quelques urgences pour la Grèce au vu de la déliquescence de certains équipements et il faut peut-être examiner le cas des frégates.
  • Le gouvernement ne publiera jamais le détail des commandes passées par un quelconque pays
  • Néanmoins l'attachée de presse de Daniel Cohn Bendit avec un QI ordinaire et 2 heures sur le net devrait pouvoir les retrouver par croisement des rapports au parlement avec les communiqués de presse des fournisseurs concernés (Thalès, DCNS, Safran, EADS et Dassault)
  • La ND et le PASOK, dont le père de Georges Papandreou, sont strictement dans le même sac.
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 15:34

Dans une récente réaction, Daniel Cohn Bendit fustige l'attitude de la France et de l'Allemagne qui auraient soumis l'aide apportée à la garantie de l'exécution des contrats d'armement, conclus par le précédent gouvernement Caramanlis, actuellement en cours entre les trois pays. Cette réaction appelle de ma part quelques commentaires :

  • A ma connaissance un bon nombre de contrats en cours ot été conclus par l'avant-dernier gouvernement (PASOK), dont notamment les mirage 2000-5 (Dassault), les drones (Sagem) et les NH90 (Eurocopter). Pour les sous-marins (Krupp) et les chars Leopard 2 (Krauss Maffei Wegman), je ne suis pas sûr.
  • Les contrats cités par Daniel Cohn Bendit ne me semblent en fait pas encore signés (Frégates FREMM) mais simplement en discussion.
  • Il ne s'agirait donc pas d'obliger les grecs à terminer des contrats en cours (ce que me semble tout de même normal) mais de les contraindre à poursuivre leurs dépenses militaires chez nous.
  • Compte-tenu du fait que le premier poste de dépenses publiques à réduire est celui de la défense (avant l'église, mais çà c'est une autre question), sa réaction semble pour le moins justifiée.
  • Ceci dit, les actuelles frégates grecques sont anté-diluviennes et ils ne font pas que s'amuser avec les turcs puisqu'ils participent aux activités anti-piraterie au large de la Somalie. Alors ....
  • Certains de ces contrats font avant tout travailler des grecs, comme dans le cas de celui des sous-marins dont la coque est construite dans des chantiers navals grecs (à actionnaire majoritaire allemand toutefois) et dont la cessation d'activité ferait immédiatement 3000 chômeurs. Pas simple là non plus...
  • La plupart de ces contrats sont assortis de "lourdes" obligations de co-production et de marchés de compensation (contre lesquels l'agence européenne de défense lutte en vain). Ceci fait aussi travailler des grecs.
  • La non-finalisation des contrats en cours ferait perdre beaucoup d'investissements aux sociétés qui les ont entamées.
  • L'imbroglio juridique et financier qui résulterait de l'arrêt des contrats en cours serait quasiment inextricable.
  • Les employés français et allemands des sociétés concernées seraient certainement très ennuyés de voir, pour certains, leur plan de charge et leurs perspectives d'avenir s'envoler sans compensation.

Donc ne pas encourager les grecs à poursuivre leur politique d'armement disproportionnée, oui. On pourrait d'ailleurs les y aider en résolvant le problème de Chypre et en calmant les turcs. Mais ne pas terminer les contrats en cours, non.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 13:57

Ceci pour d'une part ramener le débat sur un terrain un minimum rationnel et d'autre part mettre en évidence l'écart qui existe entre France Inter et France Culture, ou entre le grand public et les spécialistes.

Pour commencer, aucune des considérations ci-dessous n'est ni secrète ni cachée par qui que ce soit. Il suffit d'avoir envie de s'informer et de chercher un peu.

Premier point, les autorités sont paralysées et réagissent trop lentement. C'est faux et ceux qui se plaignent sont dans deux catégories. Primo, Les compagnies aériennes à qui on pourrait rappeler que les autorités européennes ont fait leur travail en leur temps. C.f. le témoignage d'un collègue britrannique :

" I was part of the EUROCONTROL committee that drafted the contingency planning guidelines for ATM in Europe. We worked for almost three years to consider how best to coordinate the closure of airspace and the reopening process in circumstances that included volcanic ash, based on the experience following Mount St. Helens. During that time we had little or no interest from the airlines or the airports because they could not see the relevance of the work for their operations. The main argument put forward was that situations similar to those we face today could be addressed by the extension of existing business continuity

provisions. All the best,

Chris."

Secundo, les voyageurs qui seraient les premiers à hurler au premier avion tombé par terre.

Second point les enjeux réels. Il s'agit de savoir ce qui est le pire : interdire la circulation aérienne tant que l'on a pas de moteurs d'avions dont on est sûrs qu'ils résistent aux particules abrasives, ou quelques accidents. Pour choisir il faut comparer les alternatives et leur coût. Combien coute une semaine d'arrêt du transport aérien : on sait. Combien de temps faut-il pour faire des essais représentatifs sur des moteurs, en déduire la réduction de leur durée de vie (surcoût), en déduire leur nouvelle probabilité de panne : on ne sait pas ni combien cela peut coûter. Quelle sera la fiabilité résultante : on ne sait pas. Pourra-t-on toujours voler en transatlantique avec des bimoteurs (réglementation ETOPS - vous imaginez tous les avions au sol sauf les A340, A380, et B747 ...) : on ne sait pas. D'un autre côté, combien coûte un avion au tapis : 1 milliard d'Euros environ, supporté in fine par les voyageurs à travers les prix des billets. Qu'elle est la probabilité que cela arrive : on ne sait pas. Quel est le prix politique à payer pour celui qui a autorisé les vols : on en a une idée.

Le décisionnaire doit donc comparer deux alternatives qu'il ne sait pas quantifier. Je n'aimerais pas être à sa place et je trouve profondément injuste de critiquer les personnes qui se trouvent dans cette situation.

Troisième point. On entend beaucoup de soit disant spécialistes sur les ondes. Pour le moment on n'a entendu personne de Snecma, Rolls Royce, GE, Pratt & Whitney, Airbus ou Boeing. Ils vous diraient que les moteurs n'ont pas été prévus pour fonctionner dans ces circonstances et que l'on ne peut rien dire sans faire des essais. En attendant voici une photo d'une ailette d'un réacteur d'un F18 finlandais : http://www.ilmavoimat.fi/index_en.php?id=1152

Quatrième point, on ne modifie pas tous les couloirs de circulation aérienne européenne du jour au lendemain pour par exemple voler plus bas. Imagineriez-vous passer de la circulation à droite à la circulation à gauche dans la nuit sans aucun préavis...

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 10:46

On me fait régulièrement remarquer que rejeter les religions, c'est tomber dans le matérialisme en se privant de toute forme de spiritualité et des apports des penseurs religieux.

A mon sens il est totalement réducteur d'imaginer une seule seconde que les religions ont le monopole de la spiritualité et de la pensée philosophique. Les apports historiques des penseurs religieux sont indéniables, même si il me semble qu'ils sont bien plus faibles, voire inexistants, aujourd'hui qu'autrefois.

Reprenons une définition de la spiritualité qui vaut ce qu'elle peut. La spiritualité définit une aspiration personnelle ou collective, ou un ensemble de croyances, qui ont trait à la nature essentielle de l'être vivant. Elle est généralement associée à une quête de sens en opposition à l'évanescence apparente du monde et plus récemment à sa matérialité.

Rejeter les supersititions n'est pas rejeter la spiritualité. Je précise au passage que je sais que le terme de supersition est réducteur puisque qu'une religion suppose souvent une idéologie, et ce que ne nécessite pas une superstition, mais elles ont en commun le besoin d'une réactivité de l'univers (non conforme aux théories et à l'expérience scientifiques) ou d'entités surnaturelles face à certains comportements humains. On peut parfaitement s'interroger sur l'essence de ce que nous sommes, et même y répondre en disant que nous ne sommes rien de spécial, ou que la question n'implique pas obligatoirement une réponse, sans avoir besoin de rentrer dans le cadre d'une idéologie.

Il y a bien une vie intellectuelle et spirituelle en dehors des religions.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 19:56

Encore une fois, cela se passe dans un avion (Varsovie – Paris, pas le comble de l’exotisme, vous ai-je déjà rapporté une photo de Pologne ?).

 

Deux sièges devant moi, une bonne sœur, sérieuse comme un pape (si si),  pianote comme une folle sur son PC portable. Pas un ACER de daube de chez Carrmouth, mais un beau Sony VAIO avec batterie longue durée, mini souris sans fil, etc… Le top de la business woman. Je croise le regard de mon voisin et nous nous interrogeons sur la fonction de la brave dame. Nous tombons d’accord sur le fait qu’elle doit être responsable informatique d’une quelconque structure religieuse.

 

A ses côtés un prêtre hilare tente sans succès de la dérider. Après réflexion, c’est soit le DIRCOM soit le DRH.

 

S’en suit la mise en application en « live » de Strategor : Stratégie, Structure, Décision, Identité - Politique Générale d'entreprise (le bouquin de HEC).

 

Ces braves gens sont quand même très forts :

·         Ils ne vendent que du concept pur. Cà serait Accenture qu’on appellerait çà du vent et personne n’en voudrait.

·         Ils n’ont pas de catalogue produit ni de tarif.

·         Les gens payent sans qu’on leur demande (ou presque pas).

·         Ils n’ont pas de relances à faire pour les impayés.

·         Ils n’émettent pas de factures.

·         Ils n’ont pas besoin d’une Administration Des Ventes.

·         Tous les employés ont une double casquette de commercial.

·         Ils n’ont aucun service après-vente à assurer. Personne n’est jamais revenu pour se plaindre.

·         Ils n’ont aucun frais de garantie.

·         Ils arrivent à faire travailler les clients.

·         Ils assurent à mort sur les produits dérivés.

·         Ils n’ont pas eu besoin d’agence de com pour leur logo. D’ailleurs, ils ont le même depuis environ 2000 ans.

·         Ils ne payent pas d’impôts sur les bénéfices, mais parviennent néanmoins à recevoir des crédits d’état à faire pâlir n’importe quel organisme national de recherche.

·         Ils assurent le service minimum en termes de formation professionnelle.

·         Leur structure hiérarchique est digne de l’Armée Rouge.

·         Personne ne fait jamais grève, d’ailleurs il n’y a pas de syndicat.

·         Ils ont des succursales et distributeurs dans (presque) tous les pays.

·         Ils ont réussi à avoir un pays rien qu’à eux pour loger leur siège (saint parait-il). Bill Gates peut aller se rhabiller.

·         Personne ne semble leur demander de bilan annuel mais je suis certain qu’ils seraient notés A+ par Standard & Poors.

·         Leur seul problème serait que les gens se posent des questions sur le produit ou que le marché évolue (comme évoqué dans un post précédent).

 

Cà laisse rêveur non ?

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:41

Un collègue allemand s'est donné le mal de reconstituer 15 années de travail à travers les contributions à un forum : http://www.abnormaldistribution.org/2010/04/07/engineering-discussions-of-discussions-the-york-list-after-15-years/

 

Cà avance, lentement mais sûrement.

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