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Concert de Nathalie (2)

Publié le par Bertrand Ricque

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Prochain concert de Nathalie Hardouin

Publié le par Bertrand Ricque

Fête du Paradis à Samois sur Seine près de Fontainebleau

Vendredi 14 juin 2013

Grande soirée brésilienne à partir de 16h

Rencontre Grèce - France - Brésil

18h - 19h : Présentation du Prix Jacqueline de Romilly - Syros 2013 et de ses objectifs.

20h - 23h : Atelier d'initiation au Batucada

Samedi 15 juin 2013

10h : découverte du tableau de Raphaël, l'Ecole d'Athènes

10h30 : rencontre autour des cafés thématiques

11h30: le Paradis ou l'harmonie du monde

14h - 16h : le Paradis (suite)

*Le paradis dans la tradition judéo-chrétienne

*Présentation de la vie et de l'oeuvre d'Hildegard de Bingen

*Astrologie et science de la réintégration

*Musique planétaire

16h30 : concert piano et violon avec Davide Perrone et Judith Le Monnier

18h : concert chant et piano avec Davide Perrone et Hélène Courtois

21h : concert de Nathalie Hardouin en l'Église Saint Hilaire-Saint Loup

Chants célestes d'Hildegard von Bingen et Louanges à la Vierge Marie (chant grégorien)

Dimanche 16 juin

De 9h à 9h 30, lecture de Haïkus sur le thème du Paradis

De 9h30 à 10h30 : promenade poétique en Forêt de Fontainebleau

11h : Fantasia pour contrebasse solo sur les "tableaux d'une exposition" par Mauricio Romero

14h30 : lecture musicale de Celles qui savaient… de Claude Pujade-Renaud

16h. Concert flûte et piano avec Davide Perrone et Mirella Pantano

Contact

http://fondation-franzliszt.org/ffl-wiki/index.php?title=F%C3%AAte_du_Paradis._14,_15_et_16_juin_2013_%C3%A0_Samois-sur-Seine#Programme

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Vive le hip-hop !

Publié le par Bertrand Ricque

Il y a quelques jours, je regardais un documentaire dans lequel était interviewé un jeune homme qui participait à la fameuse "marche des beurs" en 1983. Un de m...es fils, qui a 18 ans, me fit remarquer que ce jeune homme s'exprimait extrêmement bien, clairement et connaissait parfaitement son sujet. Je lui répondis que dans ces années là, les jeunes des quartiers étaient politiquement "conscientisés", qu'ils étaient capables de s'organiser au delà d'émeutes tiers-mondistes, et qu'ils pensaient en conjuguant tous les verbes avec "nous". Et pour moi, voilà le terrible changement auquel nos sociétés, principalement urbaines, doivent faire face : l'ultra-individualisme...

Et le 11 septembre 2001 a scellé le côté irréversible de ce changement, car le premier support culturel de notre pays qu'est la télévision a complètement basculé dans un flot d'informations tragiques et effrayantes, de publicités rassurantes et de téléréalité absurde. L'information se délecte de faits divers violents qui étaient cantonnés aux colonnes de la sixième page du journal local il y a 30 ans. Et tous les Français se disent," mon Dieu, que ce pays est devenu violent !". Violent ? Des aînés me racontaient l'autre jour comment ils se battaient dans les années 60, à 400 gars contre 400 bougres, ou à l'époque des "blousons noirs", comment le public s'affrontait à coup de chaises et de barres de fer pendant un concert de... Johnny ! Cela renvoie le grand méchant "gangster rap" français, si souvent décrié, dans la catégorie "musique pour enfants", si ça se passait aujourd'hui, ces "bastons" feraient la une du JT de 20 heures, et pour peu que les protagonistes soient des "caïds de cité - noirs - arabo - musulmans - armés jusqu'aux dents", on en aurait pour 6 mois...

Effectivement, les gamins des quartiers n'ont majoritairement plus aucune conscience sociale, ni politique. Ils veulent ressembler à "monsieur tout le monde", mais version riche. Car les formidables émissions télé qu'ils affectionnent leur rabâchent que l'apparence est primordiale, la forme l'emporte sur le fond. Du coup, ils veulent la femme avec la parfaite plastique, l'appart, la grosse voiture, les vêtements chers, et si possible: la rolex... Et si certains d'entre eux sont délinquants pour pouvoir accéder à leur idéal, ce ne sont pas des "robin des bois", ce sont des délinquants ultra-libéraux.

Ah... pour s'intégrer, ils se sont bien intégrés! Puis, lorsqu'ils s'aperçoivent que le modèle libéral ne fonctionne pas pour tous, ils partent en quête d'un idéal des origines, qu'ils ne connaissent pas pour la plupart, et le trouvent dans la voie des interprétations extrêmes car c'est la seule qui les valorise à leurs yeux, c'est la désintégration.

Dans tous ces changements de cap, les maître-mots sont "s'en sortir". Seul. Les réseaux sociaux sont là pour l'attester, tout comme les forums, les commentaires correspondent souvent à un gonflement de l'égo. Un quotidien coincé entre clics, buzz, tweets, et vues...

D'un autre côté, chez certaines personnes qui vivent un rêve gauchiste en habitant dans le 19ème à Paris ou au Panier à Marseille, qui vont aux "sardinades" comme les prolos, et qui nous distillent à nous les gens du Hip-Hop, des leçons de comportement à longueur de temps, on ne fait aucun effort pour cerner cette jeunesse. Puis vient la tarte, bien lourde, un dimanche, en rentrant chez soi, et on se fait voler son portable dans la foulée, les dangers du 19ème n'est-ce pas ? Ils étaient de gauche... jusqu'à l'agression.

Pour finir, dans cette France "profonde" ou on se jalouse, ou on vole la veste du petit camarade de son fils sur le portant de l'école maternelle tout en pestant contre les immigrés, ou on se délecte de voir des "stars" déchues de la télévision s'exploser dans une piscine en sautant de quinze mètres, on est convaincu que le pays sombre dans la violence. Oui, toute cette violence exhibée dans les médias est un formidable outil promotionnel, elle engendre la peur et la peur engendre la division, le désir de sur-consommation et la désignation de "l'autre" comme coupable d'une hypothétique situation critique. On s'isole, on essaie de "faire son trou" et les nouvelles valeurs télé-réalité-esques nous disent qu'on peut tricher, dénoncer, critiquer, faire des sale coups : c'est cool ! C'est le jeu ! Chacun sa mère comme on disait quand on était minots ! En bout de chaîne, les hommes et femmes politiques se sont adaptés à ce système, ils "squattent" les antennes radio, télé à tel point qu'on a le sentiment que c'est cela leur boulot finalement. Non, leur boulot c'est d'exécuter les tâches qu'ils ont promis d'accomplir quand ils ont été élus, à moins qu'ils ne travaillent depuis un bureau à BFM, i>Télé ou RTL... Auto-promo permanente... Il faut savoir se placer.

Dans tout ce chaos, je ne sais même pas ou me situer, je ne dis pas que je suis meilleur, je tombe certainement dans un de ces cas de figure parfois. Mais j'essaie de lutter contre, de penser au pluriel, éduquer mes enfants correctement, exprimer mon amour aux miens quotidiennement et faire des choses qui me semblent bien autour de moi constitue un premier pas. J'espère en tout cas, que notre beau pays dans les espoirs, les luttes et les épreuves qui l'attendent, conjuguera son futur avec "nous"...

Akhenaton du groupe IAM

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Modèles financiers

Publié le par Bertrand Ricque

Une analyse approfondie et synthétique de Michel Goya :

 

http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/04/ltcm.html#comment-form

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La barquette Findus

Publié le par Bertrand Ricque

L'affaire de la barquette de lasagnes à la viande de boeuf est finalement emblématique de notre époque.

 

La société de consommation donne envie à tout le monde d'avoir accès à tout. Mais tout le monde n'a pas les mêmes moyens. Les riches achètent des BMW et les moins riches achètent autre chose (dans les années 80, pour les sociologues, la R18 était la BMW du pauvre). Les non riches se payent d'ersatz pour acheter l'illusion de la richesse. Certaines illusions n'en sont pas grâce à l'utilisation d'esclaves. Comme les fraises en hiver produites par deux catégories d'esclaves :  le pétrole abondant et pas cher, et les journaliers marocains.

 

Mais il faut aussi créer les produits qui vont donner au non-riche cette illusion. Ce produit doit avoir l'aspect, le goût (?), la présentation du produit pour le riche, mais évidemment pas le prix. L'industrie, sous la pression des distributeurs/vendeurs, sous la pression des clients (nous) s'échine donc à réduire le coût de ses produits. Et vient un jour où il n'est plus techniquement possible de baisser les coûts. Et tout le monde s'en doute bien. Mais interviennent alors les ressorts psychologiques. Le distributeur croit tellement (aimerait croire) que la concurrence va faire jaillir un fabriquant moins cher que les autres, qui aura trouvé un moyen de réduire ses coûts. Le fabriquant croit tellement (aimerait croire) que la concurrence fera émerger un fournisseur meilleur marché. Le fournisseur cherche désespérément le grossiste qui cherche l'éleveur qui ...

 

Et le produit apparaît au prix de revient de 1,5 €. Bien évidemment des lasagnes au boeuf à ce prix là, cela n'existe tout simplement pas. Haro sur le maillon faible, il y en a forcément un. La chaîne de production se repose sur les documents réglementaires (falsifiés dès l'origine, mais le falsificateur n'avait-il pas fini lui-même par y croire ?).

 

Le client lui ne se remet surtout pas en question. C'est son DROIT d'avoir accès à tout. Commencer à penser autrement c'est engager le sentiment de déclassement.

 

Les autorités étatiques ne souligneront surtout pas que, au delà de la fraude, le client pourrait être prié d'avoir un point de vue critique sur ce qu'il achète et sur ce que ses moyens lui permettent d'acheter.

 

Le problème au fond est que les matières premières, notamment alimentaires, ne feront qu'augmenter en raison de la raréfaction et du renchérissement des deux esclaves sus-cités. Je crains les réactions quand des gesn qui ont pris l'habitude d'avoir des tomates et des fraises en toute saisons vont devoir commencer à s'en passer alors que d'autres (rares, mais tout de même) pourront continuer. Ils ne vont rien comprendre. On n'aurait peut être dû les prévenir qu'ils vivaient dans un rêve.

 

Au delà de l'industrie alimentaire, toutes les autres industries sont touchées, y compris les médicaments et la défense, mais pas encore le nucléaire et l'aéronautique. Ceci dit, les pressions sont fortes. Les clients achètent au dixième ou au centième du coût des logiciels dont ils ne comprennent pas qu'ils soient buggés...

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