Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Bios

Né en France en 1960, Bertrand Ricque passe son enfance à l’étranger et y forge son goût pour les contextes internationaux et les échanges culturels. Après des études techniques en génie mécanique, il intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et obtient un diplôme d’ingénieur. Il commence sa carrière par la direction d’une unité de missiles de reconnaissance (drones) au sein de laquelle il conforte son goût pour les systèmes de technologie avancée, l’organisation des équipes et l’initiative.

En 1990, il décide de s’orienter vers des activités industrielles et est nommé Chef de Projet Senior chez Elsag Bailey. Il dirige alors de nombreux projets notamment dans les domaines de la pétrochimie, de l’offshore et de l’énergie classique et nucléaire. Il occupe ensuite des postes de responsabilité dans des sociétés fournissant des systèmes automatisés aux industries de procédés continus et manufacturières, telles que Rockwell Automation, Euraltech et Vanderlande Industries. Dans ces sociétés, il promeut des méthodes d’ingénierie basées sur l’efficacité de la gestion de projet et sur la maîtrise de la sûreté de fonctionnement des systèmes automatisés. Bertrand Ricque est depuis 2004 Chef de Programme de systèmes de défense chez Safran Electronics & Defense.

Il contribue aux travaux du comité SP84 de l’Instrumentation, Systems and Automation society et représente le GIFAS au sein du groupe de travail TC65 et de l'ACSEC (Advisory Committee for SECurity) de la Commission Electrotechnique Internationale. Il est formateur et consultant dans les domaines des systèmes automatisés de sécurité et de la certification FDA au sein de ControlChain Group. Il réalise des audits d’installations classées sur la base du référentiel IEC 61508/61511 et a enseigné la gestion de projet  d'automatisation à l’École Nationale des Ponts et Chaussées.

Bertrand Ricque was born in France in 1960 and spent his childhood abroad. He developed a strong taste for international relations and cultural exchanges. After a BS in mechanics, he enters Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (French military academy). He completes an MS in general engineering, specialises in unmanned airborne systems and starts his career as commanding officer of a drone unit. He gets familiar with high technology systems, team organisation and initiative.

In 1990 he switches to industrial activities and is appointed Senior Project Manager within Elsag Bailey. He manages various projects in petrochemical, offshore, classic and nuclear energy industries. He then holds managing positions within different suppliers of automated production systems, such as Rockwell Automation, Euraltech and Vanderlande Industries. Within all these companies, he promotes good engineering practices based on efficient project management and automated systems availability. Since 2004, Bertrand Ricque is Defense Systems Program Manager within Safran Electronics & Defense.

He contributes to Instrumentation, Systems and Automation society SP84 committee and to International Electro technical Commission TC65 workgroup and (Advisory Committee for SECurity). He is a trainer and a consultant for safety instrumented systems and FDA certification for ControlChain Group. He conducts IEC 61508/61511 audits for hazardous plants and gave project management lectures at École Nationale des Ponts et Chaussées..

 

 

Recherche De Contenu

Site professionnel:

29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 11:32

Dans les jeux olympiques de la connerie auxquels nous assistons, je propose de répondre par ce que cette invention et les saillies inspirées de nos élus locaux méritent. A savoir, le ridicule. Le ridicule n'ayant jamais tué personne, il me semble sain de se promener en burkini aussi bien à Versailles pour faire pendant à l'uniformité Cyrillus qu'à Saint Denis pour proclamer haut et fort de droit de tout un chacun à s'habiller, et à se déshabiller, comme il le souhaite, où il le souhaite.

Plus sérieusement, je reproduis in extenso ci-dessous le dernier post d'Abou Jaffar sur le sujet.

« I know that you know that I’m here/Each night/Watching and praying the time is now/Right/For me to undress and caress you/Until then I’ll just sit here and dream » (« So Cold the Night », The Communards)

Mobilisés comme jamais contre la terreur jihadiste, nos dirigeants ne cessent d’innover, débusquant l’ennemi dans les moindres recoins, traquant sans relâche un adversaire sournois, réformant avec courage et ambition nos services, marquant des points décisifs en Syrie, en Irak, en Libye, au Sahel, partout où la France, phare de l’Occident, incarnation du Beau et du Bon, affronte la barbarie. Cette lutte sans relâche, conduite avec solidité et hauteur de vue par des femmes et des hommes d’exception, se déplace désormais sur nos plages, où un combat titanesque oppose nos vaillantes forces de sécurité à une dizaine de femmes porteuses d’une tenue au nom fleurant bon la vallée de la Kapisa et la Polynésie.

Inflexibles, nos élus, dont on sait qu’ils sont les véritables remparts contre le mal, ont choisi de défendre les plus sacrées de nos valeurs, manifestement vacillantes, en sanctionnant leurs agresseurs. Gloire leur soit rendue, et n’hésitons pas, désormais, à manifester notre mépris à l’encontre des gauchistes capitulards et autres bisounours vendus à l’Etranger qui s’étonnent de ces justes mesures. Il ne fait aucun doute que la verbalisation de femmes vêtues de burkinis va ainsi considérablement contribuer à vaincre les jihadistes. Lesquels ? On s’en fout.

Le policier et les burkinettes. Source : The Mail Online du 23/08. goo.gl/pFVf87

Que le burkini soit gênant, admettons-le, aussi bien pour ce qu’il recèle d’ostentation que de provocation puérile. Je dois avouer, cependant, qu’il me gêne moins que les tenues bariolées arborées par les rastas blancs, adeptes de la révolution mondiale à coups de quilles, et si possible demain parce que là, quand même, ça cogne. Et passe un peu la Valstar, Jean-Kévin. Oui, je sais, je suis d’un insupportable snobisme.

Gênant, donc, le burkini, d’accord, mais « contraire aux bonnes mœurs » ? Sérieusement ? Dans un pays où les sénateurs renâclent plus qu’à leur tour à sanctionner les clients des réseaux de prostitution ? Dans un pays où les femmes dénonçant le harcèlement sexuel, y compris au sein de partis dits progressistes, sont traitées comme des pestiférées ? Dans un pays où un fringant ministre peut apparaître en photo sur une plage croisant en rigolant un nudiste ? Il serait donc contraire aux bonnes mœurs de se couvrir outrageusement mais compatible avec nos valeurs de se comporter en gros porc ? Il faut croire que, décidément, on ne nous aura rien épargné.

Gênant, donc, le burkini, car révélateur d’une pratique radicale de la religion musulmane ? Oui, sans aucun doute, mais laquelle ? Mystère. Certainement pas des salafistes (ceux que les nombreux génies que compte notre pays veulent expulser en Salafie), en tout cas. Et les liens avec les jihadistes de l’Etat islamique ou d’Al Qaïda, alors ? Aucun, oui, merci. AUCUN AUCUN AUCUN. Mais comme les jihadistes sont des musulmans sunnites ultra radicaux, et que les dix ou vingt femmes qui arborent le burkini ne sont probablement pas des modérées (et encore, qui a pensé à leur poser la question ?), il existe là un lien analytique incontestable, solide comme un roc, sur lequel il semble impératif d’appuyer des arrêtés d’interdiction, même (surtout ?) dans des villes où on pense que le dit burkini est une secte médiévale de mangeurs d’enfants. Je rappelle ici que, évidemment, l’articulation logique de faits avérés dénote un déplorable académisme, bourgeois et bienpensant. Comme le déclarait récemment un général des Pompes funèbres, « je n’ai aucune preuve mais ça me fait plaisir de le penser, et donc, forcément, c’est confirmé ».

Gênant, donc, le burkini, en raison de la pudibonderie conservatrice qu’il révèle ? Oui, évidemment, mais depuis quand est-il interdit de se livrer à une interprétation idiote de sa propre religion ? La laïcité, malgré son importance, ne figure pas encore sur le fronton de nos mairies, mais j’y lis – je suis assis en face de la mairie d’un paisible village d’Aquitaine – Liberté, Egalité, Fraternité. Liberté de croire à des foutaises, et peu importe lesquelles ; Egalité des dites foutaises dans le respect des lois de la République ; Fraternité – ce dernier terme ne nécessitant aucune explication particulière (ou ne devant en nécessiter aucune, au moins pour l’instant).

Si les femmes ayant fait ce choix vestimentaire sont sincères, et pourquoi penser le contraire, où est le problème ? De quel droit, pour la énième fois depuis des millénaires, des hommes se mêlent-ils encore des choix des femmes, esthétiques ou philosophiques ? Et ces femmes n’ont-elles pas le droit, en particulier en France, de se voir épargnées la projection hystérique des obsessions de quelques tribuns en mal de polémique (les voilà servis, pour le coup, et copieusement) ou les angoisses identitaires d’édiles oscillant entre panique sécuritaire et calculs électoraux ? On aimerait d’ailleurs que ceux qui se découvrent soudainement de si intransigeants défenseurs des droits des femmes n’aient pas toléré pendant des années, par pure lâcheté ou clientélisme, l’intolérable pression qui s’exerce sur celles qui, justement, refusent le voile. Ça nous éviterait de penser que tout ce cirque n’est qu’une nouvelle lamentable chasse aux voix.

Je ne ressens, pour ma part, aucune angoisse devant des femmes vêtues de ces étonnantes combinaisons informes que j’avais déjà pu contempler par le passé au Moyen-Orient. La remarque, d’ailleurs, doit être formulée autrement : votre identité culturelle est-elle si fragile, vous les élus d’une République gérant 65 millions de personnes, qu’elle serait menacée par le comportement de quelques unes ? Qui croyez-vous convaincre ? Je ne suis pas adepte des accusations enflammées ou des anathèmes, mais il n’est pas aberrant de lire dans ces arrêtés municipaux un racisme de plus en plus assumé (je refuse de parler d’islamophobie, le terme m’exaspère) nourri par la peur et une incompréhension crasse du contexte.

Il n’aura pas échappé à ces courageux défenseurs de la France éternelle que nous sommes confrontés depuis plus de vingt ans à ce qu’on appelle, faute de mieux, le jihad. Celui-ci, phénomène complexe, n’est pas seulement religieux ou politique. Il est aussi communautaire, identitaire, culturel. Il suffit, pour s’en convaincre de fréquenter l’abondante littérature jihadiste disponible, notamment en français, et de lire Farhad Khosrokhavar ou David Thomson (et bien d’autres) pour saisir à quel point le jihad, en particulier européen, en particulier français, se nourrit d’un malaise collectif. Si notre réponse à la menace terroriste ne peut en aucune façon négliger les outils les plus régaliens mis à notre disposition, elle doit aussi être politique, au sens le plus noble de ce terme. A ceux qui ont démonté en 2008 ce qui faisait la particularité de la communauté française du renseignement et ou à ceux qui n’ont de cesse de courtiser les pétro théocraties, il faut opposer une véritable stratégie, sans coups de menton ou postures de matamore. Forcément, cela demande de la solidité, des convictions, une vision, et ce constat réduit considérablement la liste des prétendants sérieux.

L’essentiel, face à une menace terroriste qui cherche – manifestement avec succès – à nous diviser est de ne pas perdre notre unité. Il est ainsi impératif d’isoler les jihadistes de la communauté dont ils se disent les défenseurs. Il faut montrer à ceux de nos concitoyens qui se sentent, d’une façon ou d’une autre, membres de la communauté musulmane (un concept par ailleurs bien vague, mais utilisé ici par facilité) que nous ne les confondons pas avec les terroristes qui se réclament de leur foi ou de leur culture. Cette démarche, qui devrait être celle de l’Etat comme de nous tous, doit évidemment s’accompagner d’une prise de conscience – car le déni est un autre défi – de la nature des jihadistes. Il ne doit plus faire de doute que ces hommes et ces femmes qui pratiquent la terreur sont des musulmans, mais des hérétiques, ultra minoritaires, dangereux pour ceux qu’ils attaquent comme pour ceux qu’ils prétendent défendre et qu’ils tuent pourtant en grand nombre, à Nice ou dans le Sinaï.

Le burkini est un symbole problématique, et peut-être même une provocation, mais il est anecdotique et pourtant le voilà qui focalise l’attention, conduit un Premier ministre manifestement sur les nerfs à contester les décisions du Conseil d’Etat, déclenche un nouveau concours national de propositions ineptes. Là où il ne faudrait avoir que de l’indifférence, il semble que nous soyons comme obnubilés, incapables de raisonner, et donc inconscients du piège tendu. Il ne s’agit pas de tolérer les pratiques religieuses radicales (quelles que soient leurs origines, catholiques, protestantes, juives, musulmanes), mais simplement de les évaluer. Trente femmes en burkini, en dehors de tout dogme sunnite, sur les plages de France, soyons clair, on s’en fout. On a le droit de penser d’elles ce qu’on veut, mais ça ne devrait pas dicter le débat national (je dis débat pour ne pas proférer de grossièreté, même si ça me démange salement, puisque s’en prendre nommément à un conseiller d’Etat n’est ni plus ni moins qu’un nouveau naufrage). Et pendant que tout le monde s’étripe, les jihadistes francophones nous observent avec gourmandise, et peut-être même un peu de stupeur, comme quand on voit les défenseurs d’une forteresse assiégée laisser ouverte par inadvertance la poterne.

Il semble parfaitement établi que ces femmes ne sont pas liées à l’idéologie jihadiste. Elles sont sans doute, à leur façon, radicales, mais il est difficile, surtout affalé au comptoir, d’en faire des éléments avancés de l’Etat islamique ou d’Al Qaïda. Elles sont, en revanche, providentielles pour les jihadistes par les réactions qu’elles ont provoquées. Ayman Al Zawahiry, successeur d’Oussama Ben Laden, a prononcé depuis plus de dix ans des menaces sans ambiguïté contre nous en raison des lois successives sur le voile ou la laïcité. Votées, ces lois sont évidemment légitimes mais elles ont aussi révélé (confirmé ?) le conservatisme de notre pays face à un monde qui, oui, je sais, c’est un choc, bouge et évolue. Les propagandistes de l’EI noircissent pour leur part des pages et des pages d’anathèmes contre nous, appelant à nous réduire en cendres en raison de ce qu’ils perçoivent comme des attaques globales contre leur foi. Il devrait nous être possible, pourtant, de les contrer, mais nous n’y parvenons pas. Il faut dire qu’il n’y a sans doute qu’en France qu’on tente de gérer les aspirations communautaires par des lois. Ces débats enflammés en disent plus sur nous que sur ceux que nous sommes censés combattre, et nos ennemis s’emparent de nos dérives pour les retourner contre nous. Ils n’ont rien à inventer contre nous, il leur suffit de piocher parmi les propos caricaturaux prononcés par quelques uns, dont des acteurs de premier plan, pour nourrir leur haine et justifier leurs attaques. Il est impératif d’éviter de confirmer par nos actions ce qu’ils nous reprochent. La question est donc posée : ceux qui vocifèrent ces jours-ci sont-ils des saboteurs par inconséquence, des complices par bêtise, ou éprouvent-ils une secrète satisfaction à voir le pire se réaliser ?

Entre la défense légitime de ce que nous pensons être et incarner, et la surréaction, il devrait y avoir une voie médiane, faite de fermeté et de raison, qui nous ferait rigoler devant le burkini et le juger sans aucun intérêt et relevant de la liberté individuelle. Les certitudes au sujet d’une combinaison informe qui symboliserait un « islamisme mortifère » sont simplement risibles, et elles mériteraient d’être mises en relation avec ce que nous tolérons de nos alliés dans certaines régions du vaste monde. Ça n’est peut-être pas évident, mais les valeurs morales ne sont pas supposées connaître de frontière. Après tout, au cœur de la notion de contre-discours, on trouve l’idée de ne pas répondre à l’adversaire par des torrents de misérables foutaises.

Face à ces excès, personne ne semble voir se laisser distancer dans ce que @HamilcarB qualifiait il y a quelques jours sur Twitter de Jeux olympiques des cons. Non, les mecs, la France de 2016 n’est pas celle de Vichy. Ce qui se passe est affligeant, mais je vous invite à (re)prendre des livres d’histoire avant de vous livrer à des considérations embarrassantes. Et non, les gars de Foreign Policy, les valeurs de la France ne résident pas sur les plages et donc, non, ce n’est pas à cause de notre obsession pour les maillots de bain échancrés que quelques uns s’en sont pris à aux femmes portant des burkinis. D’ailleurs, permettez-moi de vous rétorquer qu’expliquer des comportements plus ou moins racistes à l’aide de clichés ni plus ni moins racistes n’a rien de glorieux. Non, les plages ne sont pas notre identité. Et vous, les burgers ou la soulographie sont-ils les vôtres ? #Etmaintenantcassezvous.

Alors que la rentrée s’annonce tendue, que nous devons un affronter un adversaire auquel nos dirigeants ne comprennent manifestement rien et que nous sommes appelés à élire un nouveau Président puis de nouveaux députés d’ici un an, il est permis de se demander si nous ne ferions pas mieux de commencer à vraiment défoncer nos ennemis au lieu de courir après des chimères sur nos plages.

Share and Enjoy
Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
commenter cet article
28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 20:52

Suis un peu cassé maintenant, mais j'ai la lumière du jour dans la salle de bains !

Opération Velux
Opération Velux
Opération Velux
Opération Velux
Opération Velux
Opération Velux
Opération Velux
Opération Velux
Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Chez moi
commenter cet article
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 22:05

La meilleure émission de variétés de la télé publique grecque. Manolis Mitsias interprète Kratisa ti zoi mou devant Mikis Theodorakis. Un grand moment d'émotion.

Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
commenter cet article
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 17:23

Si l'on part du principe que les éléments de prospective du Club de Rome sont exacts on doit s'attendre à une décroissance du PIB avant que la population ne commence elle aussi à décroitre (sous le coup de la faim, de la diminution des services, notamment de santé, et donc de l'espérance de vie - déjà observée en Russie). Ceci est illustré par les courbes ci-dessous :

Austérité ?

Notre niveau de vie (pas que les vacances, mais les sytèmes supportant la société, santé, éducation, défense, etc...) est calé depuis les années soixante sur une croissance permanente du PIB. La réduction continue de la croissance du PIB par habitant a du être compensée par de l'emprunt pour soutenir le niveau de vie. Maintenant que l'on ne peut/veut plus continuer d'emprunter, l'écart entre ce que l'on voudrait dépenser pour faire "comme avant" et ce que l'on pourrait faire (au mieux, pas plus), s'appelle des non-dépenses, et comme la population augmente, une baisse des dépenses par habitant. D'aucuns appellent cela l'austérité...

Austérité ?

Si l'on revient aux scénarios du Club de Rome plus récents que ceux de 1972, on peut voir que soit on ne fait rien, et on se casse brutalement la figure, soit on s'organise et on se stabilise à un niveau de vie plus bas que celui d'aujourd'hui, évalué avec les critères d'aujourd'hui. Evidemement tout le challenge consiste à rendre le mode de vie associé à ce niveau de vie plus bas au moins aussi agréable que celui d'aujourd'hui. Et pour y arriver, il faut commencer par l'expliquer à ceux qui ont le plus à perdre (au moins en apparence, et tel qu'ils le perçoivent), c'est à dire les couches les moins favorisées. Il n'y a pas l'ombre d'un homme politique qui a commencé ce chantier.

Donc oui, c'était mieux avant, et ce n'est pas la faute des immigrés ni de l'Europe, c'est notre faute. La seule chose que l'on peut reprocher aux politiques, c'est de ne pas l'expliquer pour pouvoir entamer la transition. Mais, nous, leur laissons nous le choix ?

Austérité ?
Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
commenter cet article
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 20:58

L’idée européenne n’est pas un sentiment premier, comme le sentiment patriotique, comme celui de l’appartenance à un peuple, elle n’est pas originelle et instinctive, mais elle naît de la réflexion, elle n’est pas le produit d’une passion spontanée, mais le fruit lentement mûri d’une pensée élevée. Il lui manque d’abord entièrement l’instinct enthousiaste qui anime le sentiment patriotique. L’égoïsme sacré du nationalisme restera toujours plus accessible à la moyenne des individus que l’altruisme sacré du sentiment européen, parce qu’il est toujours plus aisé de reconnaître ce qui vous appartient que de comprendre votre voisin avec respect et désintérêt.

A cela s’ajoute le fait que le sentiment national est organisé depuis des siècles et bénéficie du soutien des plus puissants auxiliaires. Le nationalisme peut compter sur l’enseignement, l’armée, l’uniforme, les journaux, les hymnes et les insignes, la radio, la langue, il bénéficie de la protection de l’État et fait vibrer les masses, alors que nous n’avons jusqu’ici, au service de notre idée, rien d’autre que la parole et l’écrit dont l’effet reste insuffisant face à ces moyens rodés depuis des centaines d’années.

Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
commenter cet article
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 21:55
Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
commenter cet article
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 21:02

Il pleut alors soirée rebetiko. Le rock du village est vraiment trop mauvais.

Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
commenter cet article
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 20:54

par ma chanteuse de rebetiko préférée :

Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
commenter cet article
13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:15

Le post de Facebook ci-dessous est intéressant à plus d'un titre.

Primo, Stéphane Hessel est mort depuis trois ans. Je ne sais pas s'il aurait endossé le commentaire. C'est possible, mais je trouve étrange de faire parler les morts, ou plutôt de s'approprier leur aura.

Secundo, le commentaire transforme un article assez fouillé et technique exposant des faits en un texte émotionnel faisant appel aux émotions au lieu de faire appel à la raison comme le texte d'origine.

Tertio, comme dans beaucoup de sujets politiques et économiques d'actualités, le commentaire mélange deux sujets, d'ordre de grandeur différents, et découplés, pour tenter, inconsciemment de faire croire que l'on peut régler un problème en en réglant un autre.

Effectivement, il doit être possible de contrôler les marges des sociétés pharmaceutiques. A l'extrême limite, il s'agit d'un service public. Le principe existe dans l'armement et fonctionne (mal). L'état audite les comptes et "octroie" indirectement une marge en définissant des taux horaires et des taux de marge sur les achats. L'effet pervers évident, est que plus vous faites de marge, moins on vous octroie des taux intéressants, donc plus vous avez intérêt à démontrer que la vie est dure et que vous ne gagnez rien. La manière la plus simple étant de ne pas gagner trop tout court. Et le plus simple pour cela est de ne pas être rentable et productif. De quoi justifier le capitalisme le plus libéral.

Donc d'un côté on se plaint des marges éhontées (en %) des sociétés pharmaceutiques sur certains produits, qui sont souvent (mais pas toujours) ceux qui génèrent de faibles volumes. Le commentaire pourrait s'intéresser à la marge en volume et pas seulement en %.

Par ailleurs, en regard de ce constat négatif sur les marges, le commentaire met les dépenses de la collectivités en expliquant que les coûts des médicaments les limitent et limitent donc les soins. La conclusion, à peine en creux, est que la limitation des soins est due aux marges.

Conclusion totalement fausse. De la même façon que l'élimination des inégalités sociales ne fera pas de croissance et ne permettra pas la poursuite du progrès social, tout au moins tel qu'il est conçu aujourd'hui.

La réduction des marges des sociétés pharmaceutiques peut être un souci moral. Ce peut aussi être une préoccupation financière pour optimiser les dépenses. Cela irait donc "dans le bon sens". Sauf si, mais c'est une histoire, les effets négatifs (capacité d'investissement dans la recherche, etc...) l'emportaient sur les effets positifs.

Il n'en reste pas moins que cette réduction de marge doit être mise en face des besoins de financement pour soigner les malades qui ne le sont pas actuellement, et ce en volume. Ce que le commentaire ne fait pas. La moindre des honnêtetés intellectuelles aurait été d'écrire : ainsi on gagne tant, à mettre en face d'un besoin de financement de tant.

Ce type de commentaire élude le fait que nous ne ferons pas l'impasse du débat sur les limites. Limites de consommation de ressources naturelles, limites de dépenses publiques face à des recettes décroissantes, limites à la durée de la vie. La science et la médecine doivent-elles avoir comme objectif de rallonger la durée de la vie ? Ce qui, actuellement, ne se fait pas à coût constant, ni décroissant.

Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
commenter cet article
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 22:27

L'ensemble Organum dans sa perfection musicale et musicologique. On est loin de la fête médiévale du week-end dernier à côté de chez moi dans laquelle des pseudos musiciens faisaient passer du bricolage folk pour de la musique du moyen-âge.

Repost 0
Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
commenter cet article