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Né en France en 1960, Bertrand Ricque passe son enfance à l’étranger et y forge son goût pour les contextes internationaux et les échanges culturels. Après des études techniques en génie mécanique, il intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et obtient un diplôme d’ingénieur. Il commence sa carrière par la direction d’une unité de missiles de reconnaissance (drones) au sein de laquelle il conforte son goût pour les systèmes de technologie avancée, l’organisation des équipes et l’initiative.

En 1990, il décide de s’orienter vers des activités industrielles et est nommé Chef de Projet Senior chez Elsag Bailey. Il dirige alors de nombreux projets notamment dans les domaines de la pétrochimie, de l’offshore et de l’énergie classique et nucléaire. Il occupe ensuite des postes de responsabilité dans des sociétés fournissant des systèmes automatisés aux industries de procédés continus et manufacturières, telles que Rockwell Automation, Euraltech et Vanderlande Industries. Dans ces sociétés, il promeut des méthodes d’ingénierie basées sur l’efficacité de la gestion de projet et sur la maîtrise de la sûreté de fonctionnement des systèmes automatisés. Bertrand Ricque est depuis 2004 Chef de Programme de systèmes de défense chez Sagem Défense et Sécurité.

Il contribue aux travaux du comité SP84 de l’Instrumentation, Systems and Automation society et représente le GIFAS au sein du groupe de travail SC65A de la Commission Electrotechnique Internationale. Il est formateur et consultant dans les domaines des systèmes automatisés de sécurité et de la certification FDA au sein de ControlChain Group. Il réalise des audits d’installations classées sur la base du référentiel IEC 61508/61511 et a enseigné la gestion de projet à l’École Nationale des Ponts et Chaussées.

Bertrand Ricque was born in France in 1960 and spent his childhood abroad. He developed a strong taste for international relations and cultural exchanges. After a BS in mechanics, he enters Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (French military academy). He completes an MS in general engineering, specialises in unmanned airborne systems and starts his career as commanding officer of a drone unit. He gets familiar with high technology systems, team organisation and initiative.

In 1990 he switches to industrial activities and is appointed Senior Project Manager within Elsag Bailey. He manages various projects in petrochemical, offshore, classic and nuclear energy industries. He then holds managing positions within different suppliers of automated production systems, such as Rockwell Automation, Euraltech and Vanderlande Industries. Within all these companies, he promotes good engineering practices based on efficient project management and automated systems availability. Since 2004, Bertrand Ricque is Defense Systems Program Manager within Sagem Défense Sécurité.

He contributes to Instrumentation, Systems and Automation society SP84 committee and to International Electro technical Commission SC65A workgroup. He is trainer and consultant for safety instrumented systems and FDA certification for ControlChain Group. He conducts IEC 61508/61511 audits for hazardous plants and gave project management lectures at École Nationale des Ponts et Chaussées..

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:13

Recension – Laurent Obertone – Guérilla

Un ami m’a récemment prêté le dernier opus de Laurent Obertone, Guérilla. J’ignorais tout de cet auteur jusqu’à la lecture de livre, qui mérite que j’en rende compte. Ce roman décrit une guerre civile qui pourrait se déclencher en cas d’émeutes dans les banlieues. Il décrit soigneusement nombre d’atrocités et se focalise sur les tentatives de certains d’établir un califat islamique en France.

Je vais donc tenter l’exercice de structurer les pensées qui m’ont été inspirées par cette lecture en commençant par la forme. Disons-le tout de suite, d’un point de vue littéraire, ce n’est pas bon. On sent assez bien l’influence de Stephen King, et en particulier de la lecture du « Fléau ». On retrouve le même type de structure en chapitres qui passent d’un aspect du sujet à un autre et d’un personnage à un autre. Mais le style reste indigent, le récit bien que commençant avec un rythme prenant, s’essouffle assez rapidement au lieu de monter en puissance. L’auteur peine à créer un fil conducteur qui permettrait de voir le destin des personnages se fondre dans un récit global. Le roman reste donc fragmenté en une juxtaposition d’histoires (de chapitres) trop brèves et qui ne sortent pas de l’anecdote. Le style de l’écriture se caractérise par des phrases au rythme relativement rapide, ponctuées par des effets de styles et des formules généralement assez pauvres : une sorte de succession de « petites phrases » dont les journalistes et les politiques sont friands. Les courts chapitres sont tous précédés d’une citation dont on ne sait si leur objet est de positionner l’auteur comme un pair des personnes citées ou plus simplement d’annoncer le propos du chapitre.

Laurent Obertone base la description des personnages qu’il présente négativement sur la caricature. La première est réussie. Les suivantes sont par trop forcées, et l’exercice, comme le livre, s’essouffle par la suite. C’est dommage, car cela finit par ne plus rendre les personnages crédibles.

Intéressons-nous maintenant au fond, c’est-à-dire au contenu, en commençant par l’explicite, puis en tentant ensuite de déterminer la part d’implicite. L’objet de ce roman est de présenter sous forme de fiction la vision de l’auteur de ce que l’avenir peut nous préparer. Il s’agit donc de politique-fiction ou d’une fiction sociologique. Laurent Obertone nous présente une galerie de portraits dont on ne sait si la sélection résulte d’une analyse sociologique du type d’un travail scientifique universitaire (oui, je suis d’accord la sociologie est une science humaine très molle, mais ceci n’empêche qu’il y a des gens qui travaillent avec des méthodes rigoureuses), ou de son propre ressenti de l’état de notre société. Je reviendrai plus loin sur cet aspect.

Les personnages choisis par l’auteur forment une mosaïque représentant quelques aspects saillants de notre société. La blogueuse bo-bo, droit-de-l’hommiste et nombriliste est probablement le plus réussi. Il est le plus réussi, car il est le moins caricatural. Le clone de BHL et le portrait de l’homme de médias sont déjà plus forcés. Les individus ne se réduisent pas à leurs actes et encore moins au rôle qu’ils ont choisi de tenir dans le grand théâtre des médias. Les personnages ne sont malheureusement pas exprimés dans leur complexité. Leur portrait reste superficiel et cela nuit à la portée du texte. Tous ces personnages n’ont que des caractéristiques que l’on perçoit comme des défauts, et les rares qualités que l’auteur leur accorde du bout des lèvres sont au service de leur monstruosité, de leur perversité ou de leur inanité. Laurent Obertone présente donc ainsi toute une série de personnages dont on comprend immédiatement qu’il ne les aime pas, et je reste dans la litote. On va donc croiser successivement au gré des chapitres, Le philosophe/sociologue justifiant tous les comportements les plus inacceptables par la société par la nature même de la société, les ZADistes, les militants en salon de l’extrême gauche, les identitaires de salon également, les retraités qui ont travaillé toute leur vie et finissent poivrots d’extrême droite, les voyous et caïds des quartiers défavorisés, tous arabes ou noirs, quelques asiatiques forcément mafieux, des journalistes incapables du moindre jugement et totalement autocensurés, des hommes politiques incapables et paralysés, des féministes, des homosexuels. Comme Laurent Obertone n’a pas le talent de Stephen King, il croise les caractéristiques de ses personnages (extrême gauche et homosexuel). Pour faire simple, la société française se résume, selon l’auteur à des vrais très méchants, tous Arabes, noirs, musulmans et violeurs, des intellectuels de gauche et des hommes politiques qui portent la responsabilité intégrale de tous les problèmes sociaux que nous pouvons connaître et le vivent avec un cynisme sans bornes, et le reste de la population qui n’est constituée que de moutons inertes, dont le jugement est abruti par les médias. On y trouve également quelques individus plus reluisants, mais dont l’apport au roman est si négligeable qu’on ne comprenne pas les raisons de leur présence. Est-ce que cela serait pour essayer de contrebalancer la nature totalement négative des personnages ? Est-ce pour meubler et faire un peu de volume ? J’estime néanmoins que Laurent Obertone met judicieusement et justement le point sur des aspects de notre société qui posent un réel problème. Je listerais la perte du respect de l’autorité quelle qu’elle soit, l’absence de hiérarchisation des problèmes ou des questions sociales, le déni de certains aspects.

Ce qui frappe ensuite dans cette galerie de portraits, ce sont les absents. L’extrême gauche, la vraie, bien organisée, qui ne s’aventure pas avec les ZADistes, qui possède un corpus idéologique solide et passerait certainement à l’action dans ces circonstances, est absente ; et il est difficile de dire qu’elle serait son attitude vis-à-vis de mafieux religieux. De la même façon, l’extrême droite structurée, celle qui ne passe pas sa vie au bistrot ou dans son salon, n’est pas représentée. Le roman n’évoque même pas la possibilité que ce soit elle qui déclenche les hostilités. L’auteur prétendant pourtant être bien informé, il devrait savoir que c’est maintenant une crainte majeure des services de sécurité. On ne voit pas dans ce portrait social tout ce qui peut être métissé, la part des Français d’origine immigrée  dans les couches aisées de la population, les plus jeunes qui en dehors des quartiers difficiles se mélangent sans aucun a priori. Bref, malgré sa description des transports en commun, Laurent Obertone ne doit pas prendre souvent le RER B, ou ne doit voir que ce qu’il veut bien voir.

L’auteur ne présente aucune argumentation, ne tire pas de conclusions, n’analyse pas de relations de cause(s) à effet(s). C’est bien là sa plus grande force et sa perversité. Il procède par juxtapositions générant des associations qui se transforment, si l’on n’y prend pas garde, en relations de cause à effet. C’est un biais cognitif bien connu. Utilisé à dessein, cela se nomme de la manipulation. Je vais tenter de faire la liste de tous les biais cognitifs que l’on peut trouver dans le livre, soit que l’auteur les subisse, soit qu’il les utilise pour servir son propos. Ces choses-là sont parfaitement théorisées et classées. Il en existe 52 …

Catégorie « appel aux émotions » :

  • Appel à la peur
  • Appel à la nature
  • Appel à la pitié
  • Appel au ridicule

Catégorie « appel à la raison » :

  • Appel à la pratique commune
  • Appel à l’ignorance
  • Appel à la probabilité
  • Appel à la tradition

Catégorie « mauvaise déduction » :

  • Preuve anecdotique
  • Composition / extrapolation abusive
  • Division
  • Sauter sur la conclusion
  • Fausse relation

Catégorie « manipulation du contenu » :

  • Non prise en compte des contradictions
  • Utiliser des échantillons non représentatifs
  • Biais de confirmation
  • Réalisme trompeur
  • Pente glissante
  • Effacement de preuves

Catégorie « relation de cause à effet confuse » :

  • Cum hoc ergo propter hoc (confusion corrélation et cause)
  • Déni de l’antécédent
  • Oubli des causes communes
  • Post hoc ergo propter hoc (confusion succession et cause)
  • Deux erreurs font une vérité

Catégorie « attaque » :

  • Ad hominem
  • Charge de la preuve
  • Fausseté génétique
  • Discrédit par association
  • Caricature

Soit 29 techniques que l’on pourrait illustrer toutes une par une par des exemples tirés du livre. Pour ceux qui souhaitent aller plus ou mieux comprendre ces biais cognitifs, voici un site intéressant sur le sujet : http://www.informationisbeautiful.net/visualizations/rhetological-fallacies/.

On sort de la lecture de l’ouvrage avec la conviction qu’une guerre civile va se déclencher dans laquelle on subira toutes les atrocités classiques de ce type de situation et que ce sera exclusivement la faute des hommes politiques, des gauchistes, des féministes et des journalistes qui ont ouvert la voie aux homosexuels, aux migrants et aux islamistes et que cela ne serait pas arrivé si on n’avait refoulé ou mis au pas tout ce beau monde.

L’action est décousue. S’il y a unité de temps, il n’y a pas unité de lieu (ce qui n’est nullement un problème, ni unité d’action. Ce dernier point me semble un reflet assez fidèle de ce qui pourrait arriver avec des groupes violents (ou pas) poursuivant des agendas indépendants et non coordonnés. Mais du point de vue du lecteur, le livre s’achève en queue de poisson ans aucune conclusion ni du point de vue d’un message, ni du point de vue dramatique ou du récit. Cela laisse à penser que l’auteur lui-même ne sait pas trop comment aller plus loin.

J’aborde maintenant l’implicite ; ce que je ressens, ou que je comprends à la lecture du texte soit du fait du choix du vocabulaire, soit du fait des idées sous-jacentes ou qui émergent tant de la syntaxe que des associations créées par Laurent Obertone. Ce livre est un torrent de haine ; de haine des femmes, des féministes, des écologistes, des hommes politiques, des journalistes, des intellectuels, des gauchistes, des ZADistes, des Arabes, des noirs, de la hiérarchie de la police et de l’armée, des homosexuels, des riches et j’en passe. Les seuls êtres qui trouvent grâce aux yeux de l’auteur sont les policiers de base et quelques militaires désobéissant aux ordres. Il transpire une nostalgie de l’influence du catholicisme dans la société. Celui qui pourrait s’apparenter à un héros est un homme d’extrême droite qui sait sa cause perdue, mais ce n’est pas de sa faute ni du fait de sa cause. Donc tout ce qui ne va pas est de la faute des autres, et le ventre mou de la société ne mérite pas d’être sauvé : ce n’est pas écrit, mais bon, untermensch…

Ceci étant posé, je m’interroge sur les intentions de l’auteur. S’il s’agit de produire de la littérature, il y a des fois où il vaut mieux savoir s’abstenir. S’il s’agit d’identifier des aspects de la société qui posent un problème, comme je l’évoque plus haut, c’est plutôt réussi. S’il s’agit d’en tirer des conclusions, c’est totalement raté. S’il s’agit de présenter une opinion étayée par un raisonnement, nous sommes carrément dans de la manipulation des esprits. S’il s’agit de faire peur, c’est une réussite. S’il s’agit de pousser des gens dans une certaine direction, il est fort possible que cela fonctionne plutôt bien, surtout auprès de gens possédant déjà un penchant dans cette direction (biais de confirmation + biais d’autorité). Sur ce dernier point, il se dit sur les sites d’extrême droite qui font actuellement l’éloge du roman, -le reste du WEB en parlant peu ou pas-, que l’auteur à d’excellents contacts dans les services de sécurité. Ceci me semble sujet à caution. Il n’y a besoin d’aucune information particulière pour imaginer le contenu du roman. Les aspects manquants dans le récit de ce début de guerre civile laissent penser que si l’auteur a trouvé de la matière pour son livre dans des conversations avec des policiers de tous niveaux hiérarchiques, il n’en a gardé que ce qui convenait pour son propos. L’association que l’on fait naturellement entre « l’auteur a des relations haut placées dans la police » et « l’auteur raconte la société française » induit la conclusion que « ce que raconte le roman est ce que pense la police ». Ce raisonnement est donc totalement fallacieux.

Et maintenant, qu’en retenir ? Que faire ? Qu’il faut commencer par combattre toutes les fausses conclusions que les lecteurs de cet ouvrage ne manqueront pas d’en tirer, sachant qu’il faut dix fois plus d’efforts pour détruire une idée fausse que pour la créer. Rappeler que la vraie première cause de tous les problèmes que connaissent les sociétés occidentales (mais les autres suivent de près) est tout simplement la fin de la croissance. Donnez toujours plus d’argent et de perspectives aux gens, et, en dehors de quelques rares idéologues purs et durs, ils n’auront aucun problème à se mélanger. Qu’il faut rappeler que les réseaux sociaux et les moteurs de recherche favorisent le repli sur ses idées et les gens qui sont comme nous. Je voulais récemment supprimer de mes relations Facebook, une personne déversant à longueur de post le même contenu que ce livre puis je me suis ravisé. Si je ne le vois plus tous les jours, je ne sais plus que cela existe, je ne sais plus comment il fonctionne, je ne connais plus ses préoccupations et je finis par avoir une vision biaisée de mon entourage avec des gens qui ne sont que comme moi et le reste qui nécessairement est déviant sous une forme ou une autre.

Le livre m’a marqué par la violence de sa manipulation, et non pas par la violence physique crue de ce qu’il décrit. Qu’en temps de guerre civile, les gens s’entrégorgent le plus cruellement possible et que les femmes se fassent violer n’est malheureusement qu’une normalité que tout le monde a tendance à oublier. Les pacifistes sont utiles avant les guerres pour les éviter. Ensuite, ils deviennent malheureusement bons pour le grand abattoir du conflit, n’ayant aucune culture de la violence leur permettant à minima de se défendre. J’ai quand même passé une demi-nuit blanche avec cette affaire. J’en retiens la citation de La Rochefoucauld : « Nul ne peut être loué de bonté, s’il n’a la force d’être méchant. ». Je n’y avais jamais réfléchi. Heureusement, notre société compte encore une majorité de gens bons, d’où qu’ils soient et quelle que soit leur origine sociale ou ethnique, et pas que à gauche. Malheureusement beaucoup sont aussi devenus très cons, et pas mal à gauche, mais pas tous, évidemment. J'y rajoute une maxime : « le pire est toujours à venir ». Comme je suis pragmatique et essaye d'être en phase avec mes valeurs, j’ai offert d’héberger des réfugiés ET je me suis inscrit au club de tir du quartier (et mes enfants auront une formation au tir pour tuer). En effet, le problème n’est pas qu’un monde s’effondre et qu’un autre, dont on ne sait rien, naisse, c’est simplement la gestion de la transition qui est délicate …

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Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:43

Les politiques présentent peu les contreparties de la transition énergétique, et pour cause. Le scénario le plus extrême, Negawatt, est basé sur les contreparties suivantes :

Baisse de 70 % de la consommation de vêtements, de 50 % des produits de ménage, de 50 % des cosmétiques et produits de toilettes, de 50% de la consommation de viande, de 50 % des sèche-linges, lave-vaisselles, congélateurs, équipements audio-visuels, de 50 % de la taille des réfrigérateurs, utilisation de lave-linge collectifs, baisse de la température de confort des logements, de la taille des logements qui devraient pourtant être collectifs, hausse du nombre d’habitants par foyer, disparition du véhicule tel que nous le connaissons aujourd’hui, réduction du tourisme longue-distance et des voyages en avion, baisse des hébergements en hôtels.

Il me semble que la proportion de personnes souhaitant, volontairement cela, doit être inférieure au score électoral d'EELV. Les scénarios intermédiaires ont des contreparties peu ou prou proportionnelles. Le reste, c'est du vent. Avec quelques corollaires :

  • Qu'on le souhaite ou non, c'est ce qui va arriver.
  • C'est évidemment contradictoire avec toute idée de croissance.
  • Les (très) riches pourront toujours se le payer, comme dans les années 60, avec toutes les tensions sociales que cela induira.
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 18:51

Bon, c'est décidé, je me lance. Principe de base, observer les forces de l'écosystème. J'observe depuis trois ans le talus de la SNCF derrière chez moi et je l'arrose périodiquement de round up (assez facile à fabriquer à la maison en mode bio et éthique, le brevet étant dans le domaine public, je ne nourris donc pas Monsanto). Pour le moment, c'est le talus qui gagne. Je vais donc changer mon fusil d'épaule. La permaculture dit qu'il faut économiser l'énergie. Je me lance donc dans la culture de la ronce et de la clématite sauvage.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 20:47

Je vous conseille d'écouter, et de regarder, la version de René Jacobs de 2012 à la Cité de la Musique de 2014. J'étais resté sur la version de Hans Martin Linde de 1976, pur produit de ce que les années 80 avaient de meilleur.

La version de René Jacobs transcende totalement ce que j'avais pu entendre par ailleurs jusque là. En particulier l'Acte III, dans lequel l'aspect modal de la musique est encore pleinement présent. C'est littéralement époustouflant. L’acoustique et la prise de son sont parfaits. Les chanteurs sont impeccables, en particulier Luciana Mancini. Une grosse différence vient du pupitre de sacqueboutes et de cornets. Il n'y avait pas dans les années 80 de musiciens capables de jouer ces instruments ainsi. Merci aux sacqueboutiers de Toulouse d'avoir redéveloppé le savoir-faire.

Inutile d'acheter le DVD, tout est là, (mais il faut une bonne chaîne HIFI pour restituer proprement les volumes sonores) :

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Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 18:11

Courriel d'un fournisseur ce matin à 10H30. Il me propose un rendez-vous téléphonique à 11H00 ou 11H30 ou 12H00. Je m'étonne. C'est un fournisseur à qui j'ai envoyé un appel d'offres pour étendre les fonctionnalités d'un portail internet qu'il a lui même fourni. Et nous avons rendez-vous demain pour en parler. Je me demande si je ne me suis pas trompé et lui demande confirmation par courriel.

Coup de téléphone de sa part dans la foulée. Il me propose un "challenge" avec un "architecte système" pour répondre à l'appel d'offres. Je ne comprends pas bien. Je lui demande s'il veut dire qu'il manque d'informations et qu'il souhaite une réunion de travail avec nous pour préciser des détails. Après un long quiproquo, il me demande "d'approuver" sa proposition de réaliser son "challenge" en échange d'une commande de 4 500 € !

Donc il me propose de le payer pour qu'il réponde à mon appel d'offres. Extraordinaire ! Incroyable !

Encore plus incroyable, cette startup est florissante. Il y a des gens qui acceptent ce business model. Tant mieux pour eux ...

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Published by Bertrand Ricque - dans Travail
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 21:07

Après plusieurs années de suivi mensuel des consommations, voici mon bilan annuel et quelques comparaisons :

Chauffage : 8,7 MWh soit 109 KWh du m² pour 80 m². La moyenne nationale est de 190 KWh par m² pour une superficie moyenne de 91 m² (soit 17 MWh) à comparer au canadiens (apparemment champions du monde du gaspillage) qui sont en moyenne à 306 KWh par m² soit 39 MWh pour des logements de 128 m² en moyenne. 870 €

Eau chaude et cuisson : 3,3 MWh pour une moyenne nationale de 3,1 MWh sachant que je suis tout seul et que je converti ma douche en hammam 15 bonnes minutes par jour. 330 €

Électricité : 16 MWh, chaîne hifi oblige, pour une moyenne nationale de 3,2 MWh. 600 €

Soit un total de 28,2 MWh pour une moyenne nationale de 16,8 MWh.

Conclusion, en refaisant le demi toit qui n'est pas encore bien isolé (11 000 €), je devrait gagner environ 10% à 15% sur le chauffage, soit 90 à 135 € par an ce qui fait un amortissement sur 8 à 9 ans et n'aurait de sens qu'avec un prêt à taux zéro pour ne pas créer de problèmes de trésorerie. Plus l'installation d'un poêle à bois (très mauvais pour les GES mais excellent pour le confort psychologique) en utilisation marginale qui réduira d'un montant indéterminé la rentabilité mais aussi la facture. L'apport de la rénovation du toit sera donc surtout d'ordre esthétique et un entretien normal de la maison. L'apport du poêle sera surtout dans le sens de l'autarcie en cas de "catastrophe" énergétique (doublement ou triplement du prix du gaz, ce qui serait souhaitable si on veut forcer les gens à faire des économie et/ou à isoler leur logement).

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Published by Bertrand Ricque - dans Chez moi
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 11:32

Dans les jeux olympiques de la connerie auxquels nous assistons, je propose de répondre par ce que cette invention et les saillies inspirées de nos élus locaux méritent. A savoir, le ridicule. Le ridicule n'ayant jamais tué personne, il me semble sain de se promener en burkini aussi bien à Versailles pour faire pendant à l'uniformité Cyrillus qu'à Saint Denis pour proclamer haut et fort de droit de tout un chacun à s'habiller, et à se déshabiller, comme il le souhaite, où il le souhaite.

Plus sérieusement, je reproduis in extenso ci-dessous le dernier post d'Abou Jaffar sur le sujet.

« I know that you know that I’m here/Each night/Watching and praying the time is now/Right/For me to undress and caress you/Until then I’ll just sit here and dream » (« So Cold the Night », The Communards)

Mobilisés comme jamais contre la terreur jihadiste, nos dirigeants ne cessent d’innover, débusquant l’ennemi dans les moindres recoins, traquant sans relâche un adversaire sournois, réformant avec courage et ambition nos services, marquant des points décisifs en Syrie, en Irak, en Libye, au Sahel, partout où la France, phare de l’Occident, incarnation du Beau et du Bon, affronte la barbarie. Cette lutte sans relâche, conduite avec solidité et hauteur de vue par des femmes et des hommes d’exception, se déplace désormais sur nos plages, où un combat titanesque oppose nos vaillantes forces de sécurité à une dizaine de femmes porteuses d’une tenue au nom fleurant bon la vallée de la Kapisa et la Polynésie.

Inflexibles, nos élus, dont on sait qu’ils sont les véritables remparts contre le mal, ont choisi de défendre les plus sacrées de nos valeurs, manifestement vacillantes, en sanctionnant leurs agresseurs. Gloire leur soit rendue, et n’hésitons pas, désormais, à manifester notre mépris à l’encontre des gauchistes capitulards et autres bisounours vendus à l’Etranger qui s’étonnent de ces justes mesures. Il ne fait aucun doute que la verbalisation de femmes vêtues de burkinis va ainsi considérablement contribuer à vaincre les jihadistes. Lesquels ? On s’en fout.

Le policier et les burkinettes. Source : The Mail Online du 23/08. goo.gl/pFVf87

Que le burkini soit gênant, admettons-le, aussi bien pour ce qu’il recèle d’ostentation que de provocation puérile. Je dois avouer, cependant, qu’il me gêne moins que les tenues bariolées arborées par les rastas blancs, adeptes de la révolution mondiale à coups de quilles, et si possible demain parce que là, quand même, ça cogne. Et passe un peu la Valstar, Jean-Kévin. Oui, je sais, je suis d’un insupportable snobisme.

Gênant, donc, le burkini, d’accord, mais « contraire aux bonnes mœurs » ? Sérieusement ? Dans un pays où les sénateurs renâclent plus qu’à leur tour à sanctionner les clients des réseaux de prostitution ? Dans un pays où les femmes dénonçant le harcèlement sexuel, y compris au sein de partis dits progressistes, sont traitées comme des pestiférées ? Dans un pays où un fringant ministre peut apparaître en photo sur une plage croisant en rigolant un nudiste ? Il serait donc contraire aux bonnes mœurs de se couvrir outrageusement mais compatible avec nos valeurs de se comporter en gros porc ? Il faut croire que, décidément, on ne nous aura rien épargné.

Gênant, donc, le burkini, car révélateur d’une pratique radicale de la religion musulmane ? Oui, sans aucun doute, mais laquelle ? Mystère. Certainement pas des salafistes (ceux que les nombreux génies que compte notre pays veulent expulser en Salafie), en tout cas. Et les liens avec les jihadistes de l’Etat islamique ou d’Al Qaïda, alors ? Aucun, oui, merci. AUCUN AUCUN AUCUN. Mais comme les jihadistes sont des musulmans sunnites ultra radicaux, et que les dix ou vingt femmes qui arborent le burkini ne sont probablement pas des modérées (et encore, qui a pensé à leur poser la question ?), il existe là un lien analytique incontestable, solide comme un roc, sur lequel il semble impératif d’appuyer des arrêtés d’interdiction, même (surtout ?) dans des villes où on pense que le dit burkini est une secte médiévale de mangeurs d’enfants. Je rappelle ici que, évidemment, l’articulation logique de faits avérés dénote un déplorable académisme, bourgeois et bienpensant. Comme le déclarait récemment un général des Pompes funèbres, « je n’ai aucune preuve mais ça me fait plaisir de le penser, et donc, forcément, c’est confirmé ».

Gênant, donc, le burkini, en raison de la pudibonderie conservatrice qu’il révèle ? Oui, évidemment, mais depuis quand est-il interdit de se livrer à une interprétation idiote de sa propre religion ? La laïcité, malgré son importance, ne figure pas encore sur le fronton de nos mairies, mais j’y lis – je suis assis en face de la mairie d’un paisible village d’Aquitaine – Liberté, Egalité, Fraternité. Liberté de croire à des foutaises, et peu importe lesquelles ; Egalité des dites foutaises dans le respect des lois de la République ; Fraternité – ce dernier terme ne nécessitant aucune explication particulière (ou ne devant en nécessiter aucune, au moins pour l’instant).

Si les femmes ayant fait ce choix vestimentaire sont sincères, et pourquoi penser le contraire, où est le problème ? De quel droit, pour la énième fois depuis des millénaires, des hommes se mêlent-ils encore des choix des femmes, esthétiques ou philosophiques ? Et ces femmes n’ont-elles pas le droit, en particulier en France, de se voir épargnées la projection hystérique des obsessions de quelques tribuns en mal de polémique (les voilà servis, pour le coup, et copieusement) ou les angoisses identitaires d’édiles oscillant entre panique sécuritaire et calculs électoraux ? On aimerait d’ailleurs que ceux qui se découvrent soudainement de si intransigeants défenseurs des droits des femmes n’aient pas toléré pendant des années, par pure lâcheté ou clientélisme, l’intolérable pression qui s’exerce sur celles qui, justement, refusent le voile. Ça nous éviterait de penser que tout ce cirque n’est qu’une nouvelle lamentable chasse aux voix.

Je ne ressens, pour ma part, aucune angoisse devant des femmes vêtues de ces étonnantes combinaisons informes que j’avais déjà pu contempler par le passé au Moyen-Orient. La remarque, d’ailleurs, doit être formulée autrement : votre identité culturelle est-elle si fragile, vous les élus d’une République gérant 65 millions de personnes, qu’elle serait menacée par le comportement de quelques unes ? Qui croyez-vous convaincre ? Je ne suis pas adepte des accusations enflammées ou des anathèmes, mais il n’est pas aberrant de lire dans ces arrêtés municipaux un racisme de plus en plus assumé (je refuse de parler d’islamophobie, le terme m’exaspère) nourri par la peur et une incompréhension crasse du contexte.

Il n’aura pas échappé à ces courageux défenseurs de la France éternelle que nous sommes confrontés depuis plus de vingt ans à ce qu’on appelle, faute de mieux, le jihad. Celui-ci, phénomène complexe, n’est pas seulement religieux ou politique. Il est aussi communautaire, identitaire, culturel. Il suffit, pour s’en convaincre de fréquenter l’abondante littérature jihadiste disponible, notamment en français, et de lire Farhad Khosrokhavar ou David Thomson (et bien d’autres) pour saisir à quel point le jihad, en particulier européen, en particulier français, se nourrit d’un malaise collectif. Si notre réponse à la menace terroriste ne peut en aucune façon négliger les outils les plus régaliens mis à notre disposition, elle doit aussi être politique, au sens le plus noble de ce terme. A ceux qui ont démonté en 2008 ce qui faisait la particularité de la communauté française du renseignement et ou à ceux qui n’ont de cesse de courtiser les pétro théocraties, il faut opposer une véritable stratégie, sans coups de menton ou postures de matamore. Forcément, cela demande de la solidité, des convictions, une vision, et ce constat réduit considérablement la liste des prétendants sérieux.

L’essentiel, face à une menace terroriste qui cherche – manifestement avec succès – à nous diviser est de ne pas perdre notre unité. Il est ainsi impératif d’isoler les jihadistes de la communauté dont ils se disent les défenseurs. Il faut montrer à ceux de nos concitoyens qui se sentent, d’une façon ou d’une autre, membres de la communauté musulmane (un concept par ailleurs bien vague, mais utilisé ici par facilité) que nous ne les confondons pas avec les terroristes qui se réclament de leur foi ou de leur culture. Cette démarche, qui devrait être celle de l’Etat comme de nous tous, doit évidemment s’accompagner d’une prise de conscience – car le déni est un autre défi – de la nature des jihadistes. Il ne doit plus faire de doute que ces hommes et ces femmes qui pratiquent la terreur sont des musulmans, mais des hérétiques, ultra minoritaires, dangereux pour ceux qu’ils attaquent comme pour ceux qu’ils prétendent défendre et qu’ils tuent pourtant en grand nombre, à Nice ou dans le Sinaï.

Le burkini est un symbole problématique, et peut-être même une provocation, mais il est anecdotique et pourtant le voilà qui focalise l’attention, conduit un Premier ministre manifestement sur les nerfs à contester les décisions du Conseil d’Etat, déclenche un nouveau concours national de propositions ineptes. Là où il ne faudrait avoir que de l’indifférence, il semble que nous soyons comme obnubilés, incapables de raisonner, et donc inconscients du piège tendu. Il ne s’agit pas de tolérer les pratiques religieuses radicales (quelles que soient leurs origines, catholiques, protestantes, juives, musulmanes), mais simplement de les évaluer. Trente femmes en burkini, en dehors de tout dogme sunnite, sur les plages de France, soyons clair, on s’en fout. On a le droit de penser d’elles ce qu’on veut, mais ça ne devrait pas dicter le débat national (je dis débat pour ne pas proférer de grossièreté, même si ça me démange salement, puisque s’en prendre nommément à un conseiller d’Etat n’est ni plus ni moins qu’un nouveau naufrage). Et pendant que tout le monde s’étripe, les jihadistes francophones nous observent avec gourmandise, et peut-être même un peu de stupeur, comme quand on voit les défenseurs d’une forteresse assiégée laisser ouverte par inadvertance la poterne.

Il semble parfaitement établi que ces femmes ne sont pas liées à l’idéologie jihadiste. Elles sont sans doute, à leur façon, radicales, mais il est difficile, surtout affalé au comptoir, d’en faire des éléments avancés de l’Etat islamique ou d’Al Qaïda. Elles sont, en revanche, providentielles pour les jihadistes par les réactions qu’elles ont provoquées. Ayman Al Zawahiry, successeur d’Oussama Ben Laden, a prononcé depuis plus de dix ans des menaces sans ambiguïté contre nous en raison des lois successives sur le voile ou la laïcité. Votées, ces lois sont évidemment légitimes mais elles ont aussi révélé (confirmé ?) le conservatisme de notre pays face à un monde qui, oui, je sais, c’est un choc, bouge et évolue. Les propagandistes de l’EI noircissent pour leur part des pages et des pages d’anathèmes contre nous, appelant à nous réduire en cendres en raison de ce qu’ils perçoivent comme des attaques globales contre leur foi. Il devrait nous être possible, pourtant, de les contrer, mais nous n’y parvenons pas. Il faut dire qu’il n’y a sans doute qu’en France qu’on tente de gérer les aspirations communautaires par des lois. Ces débats enflammés en disent plus sur nous que sur ceux que nous sommes censés combattre, et nos ennemis s’emparent de nos dérives pour les retourner contre nous. Ils n’ont rien à inventer contre nous, il leur suffit de piocher parmi les propos caricaturaux prononcés par quelques uns, dont des acteurs de premier plan, pour nourrir leur haine et justifier leurs attaques. Il est impératif d’éviter de confirmer par nos actions ce qu’ils nous reprochent. La question est donc posée : ceux qui vocifèrent ces jours-ci sont-ils des saboteurs par inconséquence, des complices par bêtise, ou éprouvent-ils une secrète satisfaction à voir le pire se réaliser ?

Entre la défense légitime de ce que nous pensons être et incarner, et la surréaction, il devrait y avoir une voie médiane, faite de fermeté et de raison, qui nous ferait rigoler devant le burkini et le juger sans aucun intérêt et relevant de la liberté individuelle. Les certitudes au sujet d’une combinaison informe qui symboliserait un « islamisme mortifère » sont simplement risibles, et elles mériteraient d’être mises en relation avec ce que nous tolérons de nos alliés dans certaines régions du vaste monde. Ça n’est peut-être pas évident, mais les valeurs morales ne sont pas supposées connaître de frontière. Après tout, au cœur de la notion de contre-discours, on trouve l’idée de ne pas répondre à l’adversaire par des torrents de misérables foutaises.

Face à ces excès, personne ne semble voir se laisser distancer dans ce que @HamilcarB qualifiait il y a quelques jours sur Twitter de Jeux olympiques des cons. Non, les mecs, la France de 2016 n’est pas celle de Vichy. Ce qui se passe est affligeant, mais je vous invite à (re)prendre des livres d’histoire avant de vous livrer à des considérations embarrassantes. Et non, les gars de Foreign Policy, les valeurs de la France ne résident pas sur les plages et donc, non, ce n’est pas à cause de notre obsession pour les maillots de bain échancrés que quelques uns s’en sont pris à aux femmes portant des burkinis. D’ailleurs, permettez-moi de vous rétorquer qu’expliquer des comportements plus ou moins racistes à l’aide de clichés ni plus ni moins racistes n’a rien de glorieux. Non, les plages ne sont pas notre identité. Et vous, les burgers ou la soulographie sont-ils les vôtres ? #Etmaintenantcassezvous.

Alors que la rentrée s’annonce tendue, que nous devons un affronter un adversaire auquel nos dirigeants ne comprennent manifestement rien et que nous sommes appelés à élire un nouveau Président puis de nouveaux députés d’ici un an, il est permis de se demander si nous ne ferions pas mieux de commencer à vraiment défoncer nos ennemis au lieu de courir après des chimères sur nos plages.

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Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 20:52

Suis un peu cassé maintenant, mais j'ai la lumière du jour dans la salle de bains !

Opération Velux
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Published by Bertrand Ricque - dans Chez moi
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 22:05

La meilleure émission de variétés de la télé publique grecque. Manolis Mitsias interprète Kratisa ti zoi mou devant Mikis Theodorakis. Un grand moment d'émotion.

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Published by Bertrand Ricque - dans Arts et Musiques
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 17:23

Si l'on part du principe que les éléments de prospective du Club de Rome sont exacts on doit s'attendre à une décroissance du PIB avant que la population ne commence elle aussi à décroitre (sous le coup de la faim, de la diminution des services, notamment de santé, et donc de l'espérance de vie - déjà observée en Russie). Ceci est illustré par les courbes ci-dessous :

Austérité ?

Notre niveau de vie (pas que les vacances, mais les sytèmes supportant la société, santé, éducation, défense, etc...) est calé depuis les années soixante sur une croissance permanente du PIB. La réduction continue de la croissance du PIB par habitant a du être compensée par de l'emprunt pour soutenir le niveau de vie. Maintenant que l'on ne peut/veut plus continuer d'emprunter, l'écart entre ce que l'on voudrait dépenser pour faire "comme avant" et ce que l'on pourrait faire (au mieux, pas plus), s'appelle des non-dépenses, et comme la population augmente, une baisse des dépenses par habitant. D'aucuns appellent cela l'austérité...

Austérité ?

Si l'on revient aux scénarios du Club de Rome plus récents que ceux de 1972, on peut voir que soit on ne fait rien, et on se casse brutalement la figure, soit on s'organise et on se stabilise à un niveau de vie plus bas que celui d'aujourd'hui, évalué avec les critères d'aujourd'hui. Evidemement tout le challenge consiste à rendre le mode de vie associé à ce niveau de vie plus bas au moins aussi agréable que celui d'aujourd'hui. Et pour y arriver, il faut commencer par l'expliquer à ceux qui ont le plus à perdre (au moins en apparence, et tel qu'ils le perçoivent), c'est à dire les couches les moins favorisées. Il n'y a pas l'ombre d'un homme politique qui a commencé ce chantier.

Donc oui, c'était mieux avant, et ce n'est pas la faute des immigrés ni de l'Europe, c'est notre faute. La seule chose que l'on peut reprocher aux politiques, c'est de ne pas l'expliquer pour pouvoir entamer la transition. Mais, nous, leur laissons nous le choix ?

Austérité ?
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Published by Bertrand Ricque - dans Opinions
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