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So verflucht ich die Liebe

Publié le par Bertrand Ricque

dit Alberich aux Filles du Rhin dans la scène 1 de l'Or du Rhin.

 

La première fois que je me suis intéressé à l'opéra et à son texte, j'avais interprété cette déclaration à partir de sa traduction habituelle (je renonce à l'Amour), comme un renoncement nécessaire à la conquête du pouvoir.

 

J'avais donc une approche strictement individualiste de la position d'Alberich, incarnation du mal et de la soif de pouvoir, mais aussi des fablesses humaines, qui renonçait à la capacité d'être aimé, -je n'avais à l'époque pas envisagé que ce pouvait aussi être la capacité d'aimer-, en échange de l'Or du Rhin.

 

20 ans ont passé et j'ai totalement révisé cette interprétation. La traduction peut aussi être "maudire". Alberich ne renonce pas à l'Amour. Il le maudit, il le détruit en tant que force de la lumière, de la vie, de l'ouverture et de l'altruisme, pour le remplacer par le pouvoir, force de l'ego et de l'enfermement.

 

On retrouve évidemment ailleurs cette approche maçonnique du bien et du mal. Notamment dans la Flûte Enchantée, mais aussi, et c'est moins connu, dans Zoroastre de Jean-Philippe Rameau, beaucoup plus ancien.

 

Ceci constitue un puissant fil conducteur entre des époques et des compositeurs pourtant fort éloignés les uns des autres.

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Annie 02/03/2011 09:09



Vous etes ls bien venus ! Si on s'y prend tot, je peux organiser quelque chose.


Mais je n'ai pas encore mon cheval à moi (J'espère d'ici la fin de l'année)


Pour l'instant , j'ai juste les patures et des copains qui en ont.


 



Annie 01/03/2011 21:20



Mon nom est polonais. Mon père, la moitié de ma famille est polonaise. Nous vivions dans des quartiers exclusivement polonais, dans le bassin minier. Mon arrière grand-mère lorsqu'elle allait au
supermarché de Auchel (62) disait "je vais en France cet AMidi". Le journal était rédigé en polonais, mes fetes religieuses étaient polonaises; Ce fut une enfance magnifique de Pologne en France,
de fleurs, de traditions, de plats riches, de courage, de bonne humeur, de travail... Je préfère la Pologne largement à la cote d'Azur de beton, de froideur de prétention, d'egoisme, de
superficialité...


Revenons à nos moutons. L'amour fait partie des réflexes de survie. On ne peut pas faire sans, nous ne sommes pas programmés pour vivre sans. Tous les mammifères ont dans leur gene, ce qu'il faut
pour la sociabilité et le sentiment d'affection. On ne peut pas lutter contre.



Bertrand Ricque 01/03/2011 22:14



Bonsoir Annie. Pour la Côte d'Azur t'as plus que raison. J'y ai habié un an, c'était nul. Quand je suis arrivé dans le Morvan, le climat était rude mais les gens avaient un grand coeur. Pour la
Pologne, je me suis retrouvé à Gliwice dans le Sud et çà n'avait pas l'air folichon, en pleine désindustrialisation. Par contre en Malaisie, avec les clients Polonais, on s'entend très bien et
c'est une relation conviviale et de confiance. Enfin, tu sais comment j'essaye de faire... Pour l'amour, il faut qu'on s'appelle. Y a de l'inattendu. Et puis il y a la Miss Fanny qui veut
absolument aller voir tes chevaux. Bises.



benichou 01/03/2011 06:01



" Quand j'entends du Wagner, j'ai ebvie d'envahir la pologne".


Woody Allen.



Bertrand Ricque 01/03/2011 20:59



Pauvre Woody. Il avait jamais dû avoir visité la Pologne. Vaut encore mieux envahir la Côte d'Azur...



lizagrèce 28/02/2011 17:46



Renoncer à l'amour c'est en quelque sorte se mutiler.



Bertrand Ricque 28/02/2011 23:55



C'est se dissoudre dans le néant. C'est un suicide mental et spirituel.