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Retour sur l'énergie

Publié le par Bertrand Ricque

Bon alors pour un imbécile d'ingénieur (comme moi) l'ordre logique des choses devrait être le suivant :

 

1 - D'où partons nous ? Nous consommons (à la grosse) 50% de notre énergie sous forme de pétrole et 50% sous forme d'électricté (d'origine nucléaire à 80% et renouvelable pour le reste).

2 - Où voulons nous être en 2030 - 2050 ? C'est à dire combien d'énergie souhaitons-nous consommer ? Plus ? Autant ? Moins ? Sans oublier que l'énergie est lié au PIB (aujourd'hui moins d'énergie = moins de PIB, pour tout le monde et donc forcément par personne).

3 - Comment matérialisons-nous cet objectif ? Objectif final de répartition des modes de production d'énergie (nucléaire [non ce ne sera jamais zéro à cet horizon], renouvelables intermittents, fossiles).

4 - Comment nous y prenons-nous pour y arriver ? Scénario de transition. Qui paye (çà devrait être nous), combien (çà donne le vertige) et comment (à priori en payant l'énergie plus cher - qui a dit une augmentationde 70 % au moins) ?

 

Et pas l'inverse par pitié.

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Cathy SCHMITT 09/01/2013 19:11


Effectivement, l'énergie sous sa forme consommation comme production est une composante du PIB.


Reprenons donc l'équation du PIB ou équilibre emplois-ressources:


PIB = C + G +I + (X-M) + variation des stocks, avec C, consommation privée, G consommation des administrations publiques, I, investissement  et (X-M) solde commercial, soit différence
exportations-importaions. Conclusion: la mise en oeuvre de scénarios de transition (qui pour moi n'excluent pas le nucléaire: soit l'investissement, comme l'augmentation de la consommation
privée, ou la réindustrialisation de la france dans des niches d'exportations: spécialisation efficace! influencent de toutes façons positivement le PIB. On pourrait donc et relancer la
croissance et préparer les scénarios de transition qui serainet donc une composante de la croissance, via les investissements.

Bertrand Ricque 09/01/2013 21:31



Attention encore faut-il d'une part disposer de l'énergie nécessaire pour effectuer les opérations de produciton associées et d'autre part des ressources pour investir. Il faudrait réécrire
l'équation en incorporant l'énergie disponible (je ne sais pas trop comment - genre Kaya peut être) et en incorporant également le prix de l'énergie (quelle que soit son origine). J'aime bien es
thèses de Jancovici mais je m'inquiète de ce qu'il n'est jamais contredit techniquement par des gens qui défendraient un autre modèle sur le même terrain. Tu me diras qu'on a bien su mobiliser
des centaines de milliards pour renflouer le système bancaire ou créer des fonds de garantie... Mais d'ici à les investir à perte ...



Gilles Benichou 09/01/2013 05:42


bertrand, ne te devalue pas s'il te plait.


Les ingénieurs français sont d'excellentes mécaniques intellectuelles, ça a toujours été les meilleus du monde ! c'est pas n'importe qui qui fait concorde ou le tgv...avec combien d'années
d'avance?


Pour le nucléaire, c'est pareil.


Sans parler , de citro


c'est pas de leur faute si la société Française  est un ramassis de connards débiles capable d'abandonner l'aerotrain de Bertin !


 


Dailleurs, c'est à peu près tout ce qui reste à la france

Bertrand Ricque 09/01/2013 10:42



Bertin, il me semble qu'il y avait en plus la pression de la CGT SNCF qui voyait le projet d'un très mauvais oeil. Ceci dit, les ingénieurs sont comme les militaires, il faut qu'on leur donne des
objectifs (ce qui ne les empêche pas d'avoir leur avis). Le problème, c'est que, - et c'est pareil dans l'entreprise-, comme on nous refile des objectifs contradictoires et aberrants, nous sommes
devenus les spécialistes de la démonstration a posteriori de leur absurdité.