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Niveau de vie

Publié le par Bertrand Ricque

Notre niveau de vie est pour le moment bati sur des différences de niveau de vie. Ces différences s'estompent à toute vitesse au niveau mondial et macro-économique. Les financiers et les oligarques associés les remplacent pour le moment pour leur profit par des différences internes à des structures plus petites avec notre complicité passive tant que nous sommes "moins perdants" que notre voisin. Je ne crois pas à long terme à la croissance éternelle, ni à une société basée sur le travail. Nous devrions dès aujourd'hui commencer à réfléchir à une société qui permette à tous de vivre sans lien de proportionnalité avec une notion de plus value. Ce qui remet in fin en cause le travail. La plus value n'existe qu'en fonction du rapport entre l'offre et la demande.

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Cathy Schmitt 29/04/2012 21:04


Bonjour Bertrand,


Poursuivons donc la joute: c'est un problème souvent posé en économie de l'homo aeconomicus se livrant à "un calcul rationnel coût/avantage et prise en compte de quelle valeur ",
individu qui semble irréaliste: c'est d'ailleurs un des grands combats d'Alain CAILLE et plus généralement du mouvement du MAUSS, que de sortir de cette notion.


Cependant, les différentes perspectives théoriques aujourd'hui intègrent la dimension psychologique de l'individu et "humanisent" l'homo aeconomicus. Ce que notre personnel politique de tout
bord-et là je suis bien d'accord avec toi- ignore totalement. Ceci étant, existe-t-il intellectuellement une différence fondamentale réelle, dans la conception de l'humain, de l'autre et de
l'étrange étranger, entre ceux qui sont à 18% aujourd'hui et ceux qui y étaient hier?


Et depuis quand la politique telle que pratiquée en France se soucie-t-elle de morale ou d'éthique, alors même que dans ce domaine nous sommes la risée des autres pays occidentaux?  


Amicalement et avec un très grand plaisir de te lire: je ne pensais pas que tu te souviennes... depuis Draguignan

Bertrand Ricque 30/04/2012 21:52



Je te réponds dans un nouvel article.



SCHMITT Cathy (ou Catherine au choix) 28/04/2012 14:15


La notion de travail doit être préalablement discutée en tant que fils éthymologique d'un instrument de torture romain.(de mémoire le tripalium mais à vérifier impérativement) Ce premier point
évacué, le travail doit-il être nécessairement associé à la plus -value? Je pense à "Age de pierre, âge d'abondance". Par ailleurs, le problème central de la plus-value, tel qu'il me semble posé
dans ce blog (que par parenthèses j'apprécie particulièrement)  résulte avant tout de son appropriation par le capitaliste  autrement dit de la non rémunération -y compris à l'échelle
internationale- du travail, à sa valeur d'usage mais uniquement à sa valeur d'échange: et donc de l'appropriation du sur-travail ou plus-value: et donc
d'une inégalité radicale fondatrice de l'exploitation. Ce qui fait bien entendu la joie des tenants d'un marché du travail identique aux autres marchés et donc fondé sur la loi de l'offre et de
la demande: ce en quoi je suis d'accord avec B. Ricque. Au risque d'être taxée sous peu de marxiste... ce qui me ferait rire.

Bertrand Ricque 29/04/2012 17:19



Mme Schmitt de Draguignan ?!? Une revenante. Quel plaisir !


Le problème de la valeur d'usage et de la valeur d'échange me semble bien un point fondamental dans l'affaire. De mon point de vue, il se situe au point de télescopage de la morale et de la
psychanalyse. La question commence dans la cour de récréation. Les individus se foutent pas mal de la valeur d'usage. Ils cherchent à avoir le garçon ou la fille ayant la plus grande valeur
d'échange; cette valeur étant définie avec des critères tout sauf moraux et fort peu reliés à l'éventuelle valeur d'usage. Sans remettre en question le bien fondé de la discussion ni les effets
pervers de la seule prise en compte de la valeur d'échange, je pense que la grande perversité du marxisme, - (et en France à tout le moins) de l'analyse post-marxiste (1968 et consorts) de
l'économie-, est de ne pas prendre en compte cette dimension psychologique (et bêtement humaine) de ce que nous sommes, et de tout baser sur un homme "théorique" fort différent de la réalité.


Nous avons donc d'un côté des gens dits "de droite" qui ont tendance à prendre l'humanité comme elle est et faire avec en laissant (à tout le moins) certains profiter de cette situation au
détriment de ceux qui ont la plus faible valeur d'échange. Et d'un autre côté des gens dits "de gauche" qui refusent de voir l'imperfection humaine dans ce domaine car elle ne colle pas avec leur
vision du monde et qui, dans le pire des cas, envoient tout le monde se faire rééduquer sa valeur d'échange au goulag.


J'ai toujours en travers de la gorge que ces derniers ne soient passé devant aucun tribunal et soient même candidats à des élections sans que personne n'y trouve rien à redire. Ceux qui ont 18%
aujourd'hui en avaient 3 à 5 il y a 30 ans. Ceux qui du côté d'en face en ont 5% aujourd'hui pourraient bien en avoir 20 demain...



lizagrèce 19/03/2012 22:07


Moi non plus je ne crois pas  la croissance éternelle - et d'aileurs pour quoi en faire ? - je ne crois pas non plus à la valeur "travail" quand il ne s'agit que de plus -value - non
proportionnelle à son propre intérêt en qualité d'individu