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Des hommes et leur dieu

Publié le par Bertrand Ricque

La coïncidence du spectacle d’une grande œuvre, magistralement interprétée, et de son contexte personnel du moment est propice à l’émergence de quelques réflexions.

 

Après la sortie du film, j’ai été inondé de spam en provenance de nombreuses officines conservatrices, voire intégristes. Des esprits étroits assimilent encore militaire et réactionnaire… Que les hommes voient dans ce film ce qu’ils veulent bien y voir, ce n’est que ce qu’il y a en eux.

 

Que la religiosité ou la psychanalyse soient le meilleur moyen d’y voir clair en soi n’a pas grande importance. Chacun a son histoire et ses moyens, forgés tout au long de son propre chemin.

 

Je me répète mais ce n’est pas parce que dieu n’existe pas que les religions n’ont rien à nous dire. La fuite au devant de soi ne mène nulle part. La seule quête qui vaille est celle de soi même, quoi qu’il en coute. Pour moi, c’est La Voie. Et ayons de la compassion pour ceux dont les traumatismes ne permettent pas cette introspection. Aimons-les de toute éternité car ils ne courent si vite qu’en raison de la monstruosité de ce qui les effraie. Pour ce qui me concerne, j’arrête de courir et je pose les valises.

 

Ma vie intérieure, je l’ai donnée ou j’ai cru la donner, peut-être plusieurs fois, sans m’en apercevoir. Il est bien temps de la ressaisir à mon égoïste profit, et qui sait, de reprendre des fils perdus dans l’écheveau de la vie pour enfin construire quelque chose qui me soit propre. Et peut-être, de devenir le havre qui permette à quelqu’une de faire une pause dans sa course, ou bien de s’apercevoir qu’elle est arrivée. Et de reprendre ou d’entamer à deux cette magnifique randonnée qui nous attend.

 

Ecrit au dessus de l’Afghanistan, avec une pensée pour ceux qui se battent, 8 000 m plus bas, en notre nom ; SPQR.

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bongo 29/01/2011 15:57



il ne faut pas regretter d'avoir donné, jamais - surtout si c'était "gratuit"


et même si il faut se préserver, et d'une certaine manière donc, être "égoïste"... il faut essayer toujours d'être le plus "soi-même"... être au plus juste et au plus près de ce que l'on "est"...
et qques fois, on n'est jamais mieux soi-même qu'au moment où l'on se donne - à notre seule manière : unique - à la seule et évidente et nécessaire  condition que ce ne soit pas
suicidaire...


On ne "possède" jamais vraiment que ce que l'on donne...


difficile équilibre auquel il faut essayer de tendre...


bises