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Compétition pour la santé

Publié le par Bertrand Ricque

L’électronique embarquée et les réseaux permettent maintenant de généraliser des services médicaux à distance tels que la supervision de votre pacemaker et le déclenchement à distance d’un défibrillateur. Notre système de santé planche évidemment comme tout le monde sur le déploiement de ce type de services.

 

De mon côté, je ne vois pas pourquoi je n’irai pas acheter le même service à Singapour plutôt qu’à l’hôpital du coin surtout si il est moins cher et de meilleure qualité. Un système de santé unique et national a-t-il un sens ? Pourra-t-il concourir avec des acteurs privés si ceux-ci se révèlent plus efficaces ? La concurrence ne reste-t-elle pas le meilleur aiguillon de l’efficacité et de la qualité ?

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lizagrèce 20/05/2010 22:35



 Il y a un facteur psychologique dans tout acte de soin ou dans la réussite à 100 % d'un acte chirurgical. D'un point de vue technique, oui, les chirurgiens  de Singapour valent bien
ceux de Paris. Mais une opération implique souvent une hospitalisation. Aller à Singapour se résumerait à rester isolé dans un établissement inconnu aux mains des seuls médecins et personnel
soignant d'un hôpital qui ne vont peut-être pas répondre à nos  habitudes culturelles. C'est s'exposer à une gestion de la douleur qui peut être différente d'une culture à une autre, à 
l'incompréhension de la langue, à la solitude. Si on considère le malade comme une simple mécanique,  alors oui on peut aller se faire soigner dans le monde entier.Je suis farouchement
opposée à la notion de  rentabilité en matière de santé. La réussite des actes est liée à la psychologie du patient et une bonne médecine ne peut être exempte d'humanisme. Une autre
remarque: pour lutter efficacement cont une maladie il faut être deux. Le médecin et le patient. Il ne peut pas manquer une partie de ce tandem sinon cela reviendrait à déhumaniser le patient au
profit d'un corps médical qui s'éloignerait du serment d'Hypocrate pour devenir  tout puissant et mercantile.


 



Bertrand Ricque 28/05/2010 16:41



Il ne s'agissait pas tant de soin que de suivi. Pour le moment on ne peu que collecter des données à partir de dispositifs implantés dans les patients. Toutefois, à terme, il est déjà
envisagé d'agir sur le patient. En dehors de tes justes remarques, cela devient un problème industriel de sûreté de fonctionnement dans un milieu qui ne saisit même pas la signification du
concept...