Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Amour, unité et fusion

Publié le par Bertrand Ricque

Une petite digression sur ma conception de l'amour. Une de mes aspirations profondes est l'atteinte d'un état de liberté absolue, de détachement des contingences et de plénitude. L'amour est une des expressions de cette quête. Une expression intense, parfois douloureuse, qui échappe aux limitations de la parole et de l'écrit pour se développer dans la sensation directe de l'autre, dans la communication transpersonnelle.

 

L'amour se présente sous différentes formes ; maternel, paternel, filial, amitié, sexualité, mysticisme. Toutes ces formes peuvent être présentes à des degrés divers dans l'amour avec son amant ou son amante.

 

Un premier aspect de l'amour est le risque d'y rechercher le reflet de soi même, en phase avec la difficulté de l'acceptation de l'altérité. On aime l'autre car l'autre nous renvoie une image de l'amour que nous portons à nous-mêmes.

 

Un deuxième aspect est la recherche de la fusion, intense régression destinée à nous affranchir de la douleur des renoncements successifs de notre maturation.

 

La plupart du temps, l'amour se résume à l'attachement que nous portons à l'autre, à nos proches. Il nous renvoie à l'univers que nous avons patiemment construit autour de nous et qui nous fait exister, du moins le croyons nous car lorsqu'il s'effondre, nous avons peur de nous perdre avec.

 

Mais l'amour pour moi reste une folie. Il va à l'encontre de cette reconstitution d'un univers miroir autour de nous, et qui n'est finalement qu'une autre façon de s'aimer soi-même. Cà c'est l'amour raisonnable. Pour moi l'amour ne me renvoie pas à moi-même. Il me révèle dans le miroir de l'altérité de mon amante. Il s'exprime lorsque l'amant, l'aimée et l'amour ne font plus qu'un. Cet amour révèle mon essence spirituelle au contact de celle de mon amante. Pour que cela soit, il faut dépasser l'attachement et la recherche de la fusion avec l'autre, scorie de la fusion pré-natale. Il faut admettre l'inaccessibilité de l'autre, mais pas de son essence. Il faut admettre cette distance qui va engendrer la soif inextinguible de l'autre, et la nostalgie, le désir d'amour, la douleur d'aimer qui devient une nourriture. Alors la flamme intérieure s'allume et l'amour devient un langage intérieur dans l'unité de l'amant et de l'aimée. La liberté absolue est là, dans cet asservissement. La libération de l'ego est dans cet asservissement.

 

Mais, il y a toujours un "mais". Le piège est de lâcher la proie pour l'ombre et d'aimer l'amour, de rechercher la jouissance de l'amour et de ne jamais trouver l'autre. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

 

Bon c'est pas le tout, je m'égare. J'ai un vacherin à aller mettre au four.

 

 

Commenter cet article

lizagrèce 27/03/2011 11:35



Ah! d'accord ! ... tu m'as fais peur  !!!



lizagrèce 26/03/2011 21:34



Parce qu'en plus tu mets les vacherins au four ???



Bertrand Ricque 26/03/2011 21:49



Oui les fromages, pas les gâteaux !