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Persépolis

Publié le par Bertrand Ricque

J’ai été une fois à Persépolis. C’était un mois de juillet. Il devait faire plus de 50°C. Je portais un costume car j’étais en voyage d’affaires avec 2 collègues français. Il devait être à peu près midi, mais nous disposions de 4 heures libres avant de reprendre l’avion à Shiraz pour Téhéran, et je ne pouvais pas imaginer de partir sans avoir visité le site de fond en comble. Le guide n’avait pas vu de visiteurs français depuis des années et tenait à tout nous montrer. Les pierres millénaires étaient si brûlantes que j’avais l’impression que mes semelles étaient en train de fondre. Bien qu’étant habitué aux grands sites antiques depuis mon enfance, l’apparition du site fut un véritable choc. L’immensité des constructions est indescriptible. Nous passâmes tout le temps disponible à aller et venir entre les palais et les tombes dans la montagne. Je me suis rempli de toutes les images, les odeurs et les émotions émises par le site. Mes collègues quittèrent le site fourbus et assoiffés, pensant que j’étais complètement fou et rêvant à un whisky et un terrain de golf.

 

Les deux autres touristes qui nous accompagnaient pour la visite étaient deux jeunes mariés Iraniens. Ils semblaient très pauvres. Elle ne devait pas avoir plus de 16 ans et lui autour de 18. Elle ne portait pas de voile mais de splendides habits très colorés, et posait beaucoup de questions au guide. Avant de partir je demandais au guide qui ils étaient. Il le leur demanda et m’expliqua qu’ils venaient d’un village de l’Est de l’Iran. Ils étaient ici pour leur voyage de noces car ils avaient de la famille à Shiraz. Elle ne savait ni lire ni écrire. Elle était pieds nus sur les pierres brûlantes. Et elle visitait Persépolis.

 

C’est un endroit où je me sens chez moi.

 

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Sophie

Publié le par Bertrand Ricque

J’ai emmené Fanny et Valentin à l’arbre de Noël de ma société. L’après-midi a commencé par un magnifique spectacle de cirque : « Les étoiles de Moscou ». Cela m’a rappelé un courriel de ma jeune cousine Sophie, qui habite à Berlin et travaille pour un programme Européen concernant la pédagogie du cirque. Quand j’avais une vingtaine d’années, cette charmante jeune femme était un bébé que j’ai parfois tenu dans mes bras. Habituellement à cet âge, les garçons ne courent pas après les bébés. Mais c’était un bébé si beau et souriant que ce contact très proche a du créer des émotions que je n’ai retrouvées que beaucoup plus tard avec les naissances de Valentin et de Fanny. Je me souviens d’avoir gardé pendant des années une photographie de Sophie, bébé, pratiquement jusqu’à mon mariage.

 

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Apprendre le Grec en 2007 ?

Publié le par Bertrand Ricque

Le Grec doit être parlé par environ 15 millions de personnes. La civilisation grecque nous a légué des trésors inestimables dont l’universalité, la dissociation entre l’homme et les dieux, ainsi que la démocratie. Mais il n’y a nul besoin de parler Grec pour les apprécier. En Grèce tout le monde parle Anglais ou Français. Alors ? Je ne sais pas. Un défi pour la quarantaine ? Une manière de se rapprocher des gens et des paysages ? Je ne sais pas. Simplement un besoin impérieux qui m'est soudainement apparu.

 

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Why to learn Greek in 2007 ?

Publié le par Bertrand Ricque

Greek is spoken by probably around 15 millions persons. The Greek civilisations has left to us priceless treasures among which universality, independence of human beings and gods, and democracy. But one doesn’t need to speak Greek to understand and appreciate them. Everybody speaks English or French in Greece. So ? I don’t know. A challenge for the forties ? A way to feel closer from the people and the land ? I don’t know. It’s just an imperious necessity which became suddenly perceivable in me.

 

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Randonnée

Publié le par Bertrand Ricque

Les 8 années passées dans l’Armée m’ont appris à apprécier la marche à pied. De jour, de nuit, sous le soleil ou sous la pluie, devant des paysages splendides ou des endroits ordinaires. La régularité des pieds heurtant le sol, combinée à la poussée d’endorphines générée par la douleur me transportaient dans un état de grande détente. En évitant de se focaliser sur la douleur, les pensées s’évadaient vers une méditation naturelle. 

 

J’aime toujours marcher et je n’hésite pas à faire 3 kilomètres à pied entre une station de métro et mon bureau. J’ai besoin de ressentir cette impression de pouvoir progresser avec mes propres moyens dans mon univers. J’ai également besoin de ces moments de solitude pendant lesquels les pensées s’échappent vers des mondes inattendus.

 

 

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