Vendredi 20 mars 2009
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Les derniers posts tiraient franchement sur la mélancolie et le drame. Bien, il ne s’agit que d’un
univers littéraire et musical.
Même si les émotions les fortes viennent de la tragédie plutôt que de la comédie, il ne faut pas
oublier les sources de jouissance : nourriture, sexe (l’un précède l’autre et inversement alternativement), cigares, conversation, arts.
Les influences sont multiples, se complètent et se tempèrent.
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Jeudi 19 mars 2009
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Misia passe en concert à Paris. Cherche amateur(trice) de fado volontaire pour aller se retourner les
tripes et s’enfoncer pendant deux heures dans ce que l’humanité peut produire de plus mélancolique et de plus profondément humain.
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Mercredi 18 mars 2009
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08:00
Nous regardons actuellement régulièrement des films pas trop anciens (des années 70 à 90). On en
frémit. Quelle salle accepterait aujourd’hui de programmer « Les chinois à Paris », « Rabbi Jacob » ? Nous nous enfonçons doucement dans une ère réactionnaire qui
autorise les fonds d’écran avec Ben Sixtine (Benoit XVI), les émissions religieuses à la télévision publique et ne parvient pas appeler les superstitions par leur vrai nom.
Voltaire reviens vite.
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Mardi 17 mars 2009
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23:03
Bon le revoilà aux prises avec le préservatif. Rien à dire, il est dans son rôle. On ne va pas lui reprocher de lire son texte. Il est là pour çà. Il ne va pas nous servir du Miller alors qu'on l'a
embauché pour du Corneille.
Il reste une définition de papillotte. Abstinent : personne qui ne peut résister à la tentation de se priver d'un plaisir.
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Mardi 17 mars 2009
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22:50
Je souhaitais écrire un mot sur Angélique Ionatos depuis longtemps et l’idée trainait depuis au moins
deux ans dans mon « think tank ».
C’est en l’écoutant parler de Brel, Ferré, Nougaro et Barbara, de sa passion pour la langue et pour la
musique que j’ai compris pourquoi j’aimais Haris Alexiou.
Haris Alexiou donne vie aux textes de Manos Loizos et de tant d’autres. On sent dans ses
interprétations le respect du texte. Reste le problème de la traduction : pas facile à trouver et pas simple à faire soi-même.
Pour revenir à Angélique Ionatos, il est toujours surprenant de voir à quel point ce sont les étrangers
à la culture française qui reconnaissent immédiatement ce qui, sur le long terme, en fait la richesse, la sensibilité et la pérennité.
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Lundi 16 mars 2009
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14:34
Les temps étant à la littérature (eh oui ma bonne dame, au prix de l'essence et avec tous ces fous furieux au dehors, il ne reste que les valeurs sûres...) je me suis demandé quel était
l'écrivain qui m'avait le plus marqué, pour ne pas dire influencé, pour ne pas dire formaté.
A la (mure) réflexion, il s'agit bien sûr de A.J. Cronin, et tout particulièrement de son premier roman (Le chapelier et son château) et de "La citadelle" (pas Citadelle de Malraux).
Il en résulte :
* un goût prononcé pour le drame qui débouche sur l'amour de l'opéra,
* la recherche des situations paroxystiques et risquées qui entraîne la pratique de la montagne et de la plongée ainsi que l'attirance pour la chose guerrière et les problèmes de sécurité
industrielle (faut que çà pète)
* le doute profond sur le fait que la passion amoureuse puisse se conclure dans la joie
* la volonté de faire le bien
Il va donc s'agir maintenant de relire ces romans pour faire le point à ce sujet et d'en profiter pour lire ceux qui restent à découvrir.
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