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Oubli

Publié le par Bertrand Ricque

Cette fleur qui hier n'était rien,

Ce soir, éclose, me rappelle ton parfum.

Demain, elle sera flétrie

Et n'exhalera plus que la fragrance de ton oubli.

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Annie 02/12/2015 10:30

Une connaissance à moi écrivait sur la culpabilité naissante après un sentiment amoureux bref que le hasard lui avait fait vivre hors du mariage. Il écrivait en guise de conclusion cette très jolie phrase que je te livre : "Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé quelques minutes, l'infini de la jouissance"

Bertrand Ricque 02/12/2015 21:28

Il y a mille infinis de jouissance et la musique en est un. L'art, c'est l'émotion ans le désir. Mais celui que tu décris me reste à découvrir.

Annie 02/12/2015 10:07

Je n'ai pas ton talent pour exprimer avec finesse ce que ta poésie peut générer en moi parfois.
Juste te dire que j'ai relu entièrement ce matin, le Ressac de l'äme et en particulier 4 vers tirés de "Echos" qui me ravissent à chaque fois.
"Ton âme qui m'enveloppe
quand nos regards se rencontrent,
Ne sont ils que les échos éternels
d'une blessure béante."
Sans compter le magnifique Orphée qui en 9 vers si finement ciselés, exprime toute la profondeur et tristesse d'une longue histoire.
Et le très joli "Création"

Je t'embrasse
Annie

Bertrand Ricque 02/12/2015 21:26

Merci Annie, je suis très touché. Beaucoup de ces poèmes ont été écrits en Grèce dans des endroits que tu connais ou dans l'avion entre Athènes et Paris. Il y a effectivement eu pendant ces années des instants de plénitude et d'inspiration. J'ai eu la chance d'être dans une période d'équilibre entre des forces centrifuges et d'autres aspects plus noirs qui ont suscité la création.